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20/10/2008

Un goût d'inachevé!

 

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Source : AFP

Le sommet de la Francophonie, largement éclipsé par la crise financière mondiale et les efforts pour y porter remède, achevait ses travaux dimanche à Québec avec son premier débat officiel sur la langue française.

Les chefs d'Etat et de gouvernement des pays membres de la Francophonie présents à Québec devaient apporter leur soutien à l'organisation de réunions internationales sur la tourmente qui a affolé les pays développés et pourrait menacer les pays du Sud, largement représentés dans la Francophonie.

"Je pense qu'il faut voir un symbole dans le fait que l'ensemble des chefs d'Etat et de gouvernement de la Francophonie réunis à Québec appellent à la tenue de ce sommet", a déclaré le Premier ministre français François Fillon.

M. Fillon a pris samedi le relais du président Nicolas Sarkozy, qui s'est rendu aux Etats-Unis ou il a obtenu le soutien du président George W. Bush pour l'organisation de plusieurs sommets sur la crise, dont le premier pourrait avoir lieu à New York dès le mois prochain.

La Francophonie a été "le premier forum Nord-Sud à se réunir dans la foulée de la crise", a souligné dimanche le Premier ministre du Québec Jean Charest, co-hôte du sommet avec le Premier ministre canadien Stephen Harper.

"Cela a été une première occasion pour les pays du Sud de se prononcer sur les conséquences qu'ils anticipent (...) Ils craignent avec raison que la crise ait un impact sur les budgets d'aide au développement", a-t-il déclaré sur Radio-Canada.

Le dernier débat du sommet de la Francophonie dimanche matin était consacré à la langue française, la neuvième la plus parlée dans le monde avec 175 millions de francophones, selon un rapport parlementaire français de 2007. Paradoxalement, c'est la première fois que le français est un thème à part entière d'un sommet de la Francophonie.

M. Charest a souligné que le Québec était un bon baromètre de l'état de santé du français. "Si on veut prendre la température sur l'avenir de la langue française c'est au Québec qu'il faut le faire parce que c'est un combat que nous menons tous les jours depuis plusieurs générations", a-t-il dit.

Le sommet devrait notamment appeler les membres de la Francophonie à défendre leur langue, en particulier dans les instances internationales, selon un projet de résolution finale du Sommet de Québec.

Les participants devaient aussi déterminer le pays hôte du prochain rendez-vous de la Francophonie dans deux ans, un choix qui a donné lieu à de vives discussions, Madagascar et la République démocratique du Congo se disputant cet honneur.

Mais l'absence du président de RDC Joseph Kabila, qui a renoncé au dernier moment à venir à Québec, "a compliqué les discussions", a-t-on appris de source proche du dossier.

Au Québec, les débats du sommet, menés à huis-clos, ont quelque peu été éclipsés par une polémique concernant des propos du président Nicolas Sarkozy, interprétés comme un plaidoyer en faveur de l'unité du Canada.

"Gifle pour les uns, triomphe pour les autres", titrait dimanche le quotidien La Presse, soulignant que les partisans de l'indépendance ont été irrités par les propos du président français, tandis que les fédéralistes se réjouissaient.

Dans une conférence de presse, M. Sarkozy a déclaré que le monde n'avait pas besoin "d'une division supplémentaire", une phrase interprétée comme un désaveu du mouvement indépendantiste québécois.

Le secrétaire d'Etat français à la Francophonie Alain Joyandet a assuré que les propos du chef de l'Etat avaient été mal interprétés et qu'il fallait retenir ses déclarations devant l'Assemblée nationale québécoise dans lesquelles il a parlé de "nos amis les Canadiens et de nos frères les Québécois".

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