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28/10/2008

Francophonie et droits des peuples!

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Source : http://www.temoust.org/spip.php?article6973

Près de 40 représentants de peuples autochtones francophones, venus de différentes régions du monde, se sont rencontrés les 17, 18 et 19 octobre à Québec, dans la région du Wendake, dans le cadre du 2e Congrès de la Coordination autochtone francophone (CAF). Sous le thème « Les droits des peuples autochtones dans la francophonie », cette rencontre a eu lieu en parallèle du XIIe sommet de la francophonie qui réunit des chefs d’État et de gouvernement des pays ayant le français en partage.

L’Assemblée des Premières Nations du Québec et du Labrador (APNQL) est l’hôte de ce 2ème Sommet des peuples autochtones qui ont le français comme langue de partage et qui viennent d’Afrique du Nord, d’Afrique centrale, d’Afrique de l’Ouest, d’Amérique du Nord et du Sud, ainsi que du Pacifique. « En cette année de célébration du 400e de la ville de Québec, il est bon de souligner la présence ancestrale des peuples autochtones, ici comme partout dans le monde, ainsi que l’urgence de reconnaître et protéger leurs droits », a affirmé le chef indien de l’APNQL, Ghislain Picard, en ouverture du Sommet.

Les questions relatives à la protection des langues autochtones et de la diversité culturelle dans la Francophonie, la gestion des ressources naturelles et les industries extractives en territoire autochtone, l’impact des changements climatiques sur la vie des peuples autochtones, ainsi que les femmes autochtones et la question de la parité dans les pays de la francophonie sont parmi les enjeux abordés lors de ce congrès. Etaient présents à titre d’observateurs, des membres d’Amnistie Internationale, de la Commission canadienne de l’UNESCO, de Droits et Démocratie, ainsi que du Réseau Dialog et de l’Instance permanente sur les questions autochtones.

Ce Congrès n’aurait pas pu se tenir sans la collaboration étroite du Groupe International de Travail pour les peuples autochtones (GITPA) avec l’appui financier su Secrétariat d’Etat aux affaires autochtones (Québec), du ministère des Affaires étrangères du Canada, du Sénat coutumier Kanak de Nouvelle Calédonie, du ministère français d’Outre mer, de Droits et Démocratie (Montréal), du Grand Conseil des Cris, du ministère Intergouvernemental (Québec), du Réseau Dialog, de la section Unesco (Canada) et de l’Association Inuksiutiit Katimajiit (Québec).

Lors de ce congrès, les participants ont profité de l’occasion pour interpeller les chefs d’Etats et de gouvernements de la Francophonie, réunis dans la ville du Québec, à travers une lettre adoptée par l’assemblée, leur demandant de mettre en application, la Déclaration des Nations unies sur les peuples autochtones, adoptée par l’Assemblée générale de l’ONU en septembre 2007.

A la fin des travaux de ce 2ème sommet des peuples autochtones francophones, un nouveau exécutif de 13 membres était élu. Il est présidé par un indien du Québec, comme pays hôte de ce sommet, la vice présidence est revenue à une organisation du pays qui recevra le prochain congrès à savoir le Burundi (Afrique centrale). La trésorerie, quant à elle, est revenue à Ferhat Mehenni, président du MAK (Algérie). Imazighene ont eu droit à 4 sièges au sein du Bureau exécutif : 2 pour les Touareg du Sahel (Mali et Burkina-faso), 2 pour l’Afrique du Nord (Maroc, Algérie). A rappeler que le premier congrès de la CAF a eu lieu en 2006 à Agadir au sud du Maroc.

23/10/2008

Nouveau siège de la Francophonie à Paris en 2010

 

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 Source : http://www.romandie.com

La Maison de la Francophonie, nouveau siège de cette organisation, devrait ouvrir ses portes à Paris au printemps 2010, selon un accord signé à Québec. Son ouverture aura deux ans de retard sur le projet initial cher à l'ex-président Jacques Chirac.

L'immeuble sera situé au 19-21 de l'avenue Bosquet à Paris,. Il "devrait ouvrir au printemps 2010", a indiqué à la presse l'Organisation internationale de la Francophonie.

Le coût pour l'Etat français est chiffré à six millions d'euros de loyers par an. La France devrait toutefois récupérer quelque 11 ou 12 millions de la vente d'immeubles que possède l'Organisation internationale de la Francophonie (OIF) à Paris et Bordeaux, selon le secrétariat d'Etat à la Coopération.

La France, à l'initiative de M. Chirac, s'était engagé en septembre 2006 à prêter pendant trente ans à l'OIF des locaux à Paris pour y accueillir son siège et regrouper d'autres organismes ad hoc au sein d'une Maison de la Francophonie. Elle devait ouvrir en 2008.

Mais la commission des Finances du Sénat a dénoncé en juillet 2007 "la dérive des coûts" du projet, estimant à 420 millions d'euros le montant des loyers offerts durant trente ans à l'OIF par la France et à 120 millions d'euros celui des travaux nécessaires.

"Ces chiffres étaient totalement exagérés pour justifier la révision du projet", fait-on valoir de source proche du dossier.

L'OIF, compte désormais 71 membres, 56 Etats, dont la Suisse, et 15 observateurs. La France finance quelque 80% du budget des institutions de cette organisation, soit environ 133 millions d'euros par an.

 

20/10/2008

Un goût d'inachevé!

 

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Source : AFP

Le sommet de la Francophonie, largement éclipsé par la crise financière mondiale et les efforts pour y porter remède, achevait ses travaux dimanche à Québec avec son premier débat officiel sur la langue française.

Les chefs d'Etat et de gouvernement des pays membres de la Francophonie présents à Québec devaient apporter leur soutien à l'organisation de réunions internationales sur la tourmente qui a affolé les pays développés et pourrait menacer les pays du Sud, largement représentés dans la Francophonie.

"Je pense qu'il faut voir un symbole dans le fait que l'ensemble des chefs d'Etat et de gouvernement de la Francophonie réunis à Québec appellent à la tenue de ce sommet", a déclaré le Premier ministre français François Fillon.

M. Fillon a pris samedi le relais du président Nicolas Sarkozy, qui s'est rendu aux Etats-Unis ou il a obtenu le soutien du président George W. Bush pour l'organisation de plusieurs sommets sur la crise, dont le premier pourrait avoir lieu à New York dès le mois prochain.

La Francophonie a été "le premier forum Nord-Sud à se réunir dans la foulée de la crise", a souligné dimanche le Premier ministre du Québec Jean Charest, co-hôte du sommet avec le Premier ministre canadien Stephen Harper.

"Cela a été une première occasion pour les pays du Sud de se prononcer sur les conséquences qu'ils anticipent (...) Ils craignent avec raison que la crise ait un impact sur les budgets d'aide au développement", a-t-il déclaré sur Radio-Canada.

Le dernier débat du sommet de la Francophonie dimanche matin était consacré à la langue française, la neuvième la plus parlée dans le monde avec 175 millions de francophones, selon un rapport parlementaire français de 2007. Paradoxalement, c'est la première fois que le français est un thème à part entière d'un sommet de la Francophonie.

M. Charest a souligné que le Québec était un bon baromètre de l'état de santé du français. "Si on veut prendre la température sur l'avenir de la langue française c'est au Québec qu'il faut le faire parce que c'est un combat que nous menons tous les jours depuis plusieurs générations", a-t-il dit.

Le sommet devrait notamment appeler les membres de la Francophonie à défendre leur langue, en particulier dans les instances internationales, selon un projet de résolution finale du Sommet de Québec.

Les participants devaient aussi déterminer le pays hôte du prochain rendez-vous de la Francophonie dans deux ans, un choix qui a donné lieu à de vives discussions, Madagascar et la République démocratique du Congo se disputant cet honneur.

Mais l'absence du président de RDC Joseph Kabila, qui a renoncé au dernier moment à venir à Québec, "a compliqué les discussions", a-t-on appris de source proche du dossier.

Au Québec, les débats du sommet, menés à huis-clos, ont quelque peu été éclipsés par une polémique concernant des propos du président Nicolas Sarkozy, interprétés comme un plaidoyer en faveur de l'unité du Canada.

"Gifle pour les uns, triomphe pour les autres", titrait dimanche le quotidien La Presse, soulignant que les partisans de l'indépendance ont été irrités par les propos du président français, tandis que les fédéralistes se réjouissaient.

Dans une conférence de presse, M. Sarkozy a déclaré que le monde n'avait pas besoin "d'une division supplémentaire", une phrase interprétée comme un désaveu du mouvement indépendantiste québécois.

Le secrétaire d'Etat français à la Francophonie Alain Joyandet a assuré que les propos du chef de l'Etat avaient été mal interprétés et qu'il fallait retenir ses déclarations devant l'Assemblée nationale québécoise dans lesquelles il a parlé de "nos amis les Canadiens et de nos frères les Québécois".

 
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