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31/01/2010

A la mémoire de P.R. JEAN PIERRE et de J. MARCELLUS

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In Memoriam rédigé par Gérard TURMO, Assistant Technique, Coopération Française, à Port au Prince.

 

SEISME EN HAITI

 

Disparitions au bureau exécutif de l’Association des Professeurs de Français d’Haïti (APROFH).

 

L’Association des Professeurs de français en Haïti (APROFH) a été durement éprouvée, lors du récent séisme qui a touché Haïti. On déplore, parmi des milliers d’autres, le décès du Président de l’Association, Pierre Richard JEAN-PIERRE et du responsable de la communication Jude MARCELLUS.

 

Pierre Richard JEAN-PIERRE, ancien élève de l’école Normale Supérieure de Port-au-Prince s’était spécialisé dans l’enseignement de la littérature  et de la langue française. Il avait suivi les formations du Certificat d’Aptitude à l’enseignement du Français dispensées à l’Ecole Normale Supérieure en collaboration avec l’Université des Antilles et de la Guyane. Il était depuis des années professeur de littérature française au Lycée Toussaint Louverture, l’un des fleurons du système éducatif public d’Haïti. Il avait créé voici un peu plus d’un an une émission littéraire à la Télévision Nationale d’Haïti en collaboration avec la Direction Nationale du Livre et participait activement aux sessions des vendredis littéraires organisés à Port-au-Prince. Dans son émission il recevait les intellectuels haïtiens qui comptaient et engageait avec eux des discussions littéraires, philosophiques ou politiques sur les questions d’actualité. Parmi les créateurs de l’APROFH, il se dépensait sans compter pour développer un bilinguisme total et assumé au sein de la société haïtienne. Avec les membres de l’association, il avait mis en œuvre la Francophonie des Ecoles, une manifestation qui se déroulait sur plusieurs mois dans les établissements scolaires du pays, autour de joutes orales par équipe sur des sujets littéraires ou d’actualité et de concours de dissertation auxquels participaient des centaines d’élèves et d’étudiants. Il venait d’être choisi par la nouvelle ministre de la culture comme chef de son cabinet et s’apprêtait en mettre en œuvre de nombreux projets culturels. Pierre Richard JEAN-PIERRE était convaincu que l’homme devait être la mesure de toutes choses. Son humanisme était un humanisme de combat engagé dans la société, en vue de son amélioration. L’éducation et la culture constituaient pour lui les deux piliers de la régénération de la société. Il s’appuyait sur le passé pour construire un futur meilleur, pour tous.

 

Jude MARCELLUS était mémorant en Sciences Sociales et Humaines, (option Criminologie,  en Master II), il était licencié en psychologie et professeur de psychologie et de méthodologie. Il avait suivi les préparations du Certificat d’Aptitude à l’Enseignement du Français Langue Etrangère (CAPEFLE de l’Université de Rouen) et enseignait le français et la littérature au Centre d'Etudes Secondaires et au Collège Georges Marc. Ses qualités d’écoute et d’organisation l’avaient amené à occuper les fonctions de Directeur Pédagogique et  de Psychologue scolaire d'une école classique. Pendant 9 ans, il avait été superviseur pédagogique et auxiliaire pédagogique dans le projet des classes à français renforcé mis en œuvre en collaboration avec l’Agence Universitaire de la Francophonie. Il continuait à animer des émissions culturelles et d’information  à la Radio Lumière. Depuis la création de l’APROFH, il assurait les fonctions de responsable de communication de l’association. Jude MARCELLUS était discret et efficace, d’humeur toujours égale, il avait une haute conception du rôle de l’éducation et de la nécessité de la diffuser au plus grand nombre. Ses convictions religieuses le soutenaient dans sa lutte contre l’ignorance et l’égoïsme.

22/01/2010

Pour soutenir Haïti

 

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   Chers vous tous,    
   Bonjour.    
   La démarche d'un tel billet me paraît légitime aujourd'hui.    
   Le séïsme en Haïti a fragilisé encore davantage un petit pays qui    
   cherchait à reprendre pied. A nouveau, la lutte est engagée pour   
   permettre  à cette population de survivre.    
   Vous trouverez en seconde partie de ce billet un appel au don.   
   Je connais personnellement Isabelle FAUCON et l'ONG Initiative et     
   Développement, avec laquelle travaillait l'ambassade de France    
   dans ce pays.    
   ID est une ONG intelligente, réactive, honnête, motivée qui met    
   l'argent récolté au service des projets.    
   Je les ai vus travailler et avais apprécié leur souci de rendre    
   chaque euro efficace. Comme vous l'observerez dans le mesage  
   d'Isabelle, leur difficile travail est déjà engagé. Aidez les!    
     
   Les dons peuvent être envoyé à l'adresse suivante :     
       
  • 29, rue Ladmirault; 86000 Poitiers
  • ou via notre site internet : www.id-ong.org
       
    Message d'Isabelle FAUCON, Initiative et Développement:    
  Bonjour,    
  Je rentre en contact avec vous par rapport à la situation que    
  nous constatons aujourd'hui dans le bas nord ouest ,dans le    
  cadre du  tremblement de terre.    
          
  Nous sommes sollicités par la population et les collectivités    
  territoriales pour participer au rapatriement des familles du   
  bas nord ouest.    
  Bon nombre d'habitants sur Port au Prince sont actuellement    
  dans la rue et en ont informé leur famille en province.    
  Nous réfléchissons donc actuellement avec les collectivités à    
  un projet qui pourrait avoir les orientations   suivantes :    
  - organisation du transport Port au Prince vers Jean Rabel,    
  Bombardopolis et Mole Saint Nicolas (des contacts ont déjà été    
  pris avec  des transporteurs)    
  - accueil des personnes dans les familles du BNO (un recensement   
  est déjà en cours sur Bombard pour évaluer les capacités d'accueil     
  et le nombre de personnes concernées)    
  - en urgence, accroitre les capacités de la population locale pour    
  subvenir aux besoins de base des personnes accueillies (nourriture,     
  eau potable, santé, habillement)    
  - en fonction de la durée de cet accueil qui sera   
  vraisemblablement  de plusieurs mois, organiser la scolarisation   
  des enfants sur la zone...    
          
 Nous souhaiterions pouvoir organiser cette intervention dans les  
 plus brefs délais.    
          
  Cordialement,    
  Isabelle Faucon    

Raffarin dans l'antre de la bête anglophone.

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Souce : http://bruxelles.blogs.liberation.fr/coulisses/2010/01/ra...

Nicolas Sarkozy a nommé un preux chevalier pour venir au secours de la belle francophonie que l’ogre anglophone menace de dévorer toute crue. Paré, depuis octobre dernier, du titre de « représentant personnel du Président de la République pour la francophonie », l’ancien premier ministre, actuel sénateur UMP et membre du conseil permanent de l’Organisation internationale de la francophonie (OIF), Jean-Pierre Raffarin, n’écoutant que son courage, s’est rendu dans la tanière de la bête, à Bruxelles, jeudi dernier, prêt à assumer tous les risques : « quand on défend la francophonie, c’est prendre le risque de la ringardisation », a-t-il soupiré. Il est reparti, dépité, sans assurance que la belle ne serait pas dévorée jusqu’au dernier escarpin, accompagné d’un jeune journaliste d’Europe 1 que la situation politique française intéressait beaucoup plus que la situation de la francophonie.

C’est en août dernier que Nicolas Sarkozy, lors de la conférence des ambassadeurs, a annoncé qu’il allait « upgrader » (rehausser) le poste de « représentant personnel pour la francophonie » en le confiant à un politique de haut rang. Une belle intention qui ne l’a pas empêché d’approuver la nomination de Catherine Ashton à la tête de la diplomatie européenne, le 19 novembre dernier, alors qu’elle est monolingue anglophone… L’Élysée ne semble pas avoir compris que les femmes et les hommes sont la clef du multilinguisme. Car, si le chef ne parle pas français, tous les projets sont rédigés en anglais, une langue qui véhicule d’autres valeurs que celles de la francophonie, comme l’a rappelé Raffarin : « il s’agit d’un combat pour les valeurs, pas contre l’anglais ». Il recevra d’ailleurs cette semaine à Paris la ministre européenne des affaires étrangères afin de s’assurer qu’une présence francophone dans son cabinet est bien prévue.

Le problème, il faut bien l’admettre, est que les francophones eux-mêmes ne sont pas les meilleurs défenseurs du français. Ainsi, le Représentant personnel de Sarkozy a rencontré les trois présidents lors de son bref séjour bruxellois : le Belge Herman Van Rompuy, le président du Conseil européen, le Portugais José Manuel Durao Barroso, le président de la Commission, et le Polonais Jerzy Buzek, le président du Parlement. Or, les deux premiers, bien que parfaitement francophone, le troisième ne parlant pas un mot de français, s’expriment désormais presque uniquement en anglais en public. Raffarin a raconté que Barroso lui a expliqué que lorsqu’il pratiquait la langue de Molière devant la presse, « cela créait des remous dans la salle ». « Je lui ai rétorqué que le fait qu’il parle anglais provoquait d’autres remous et qu’il n’y avait pas les bons remous et les mauvais remous »

Raffarin a dû reconnaître que « la situation du français n’est pas satisfaisante dans l’Union d’aujourd’hui. Nous voulons clairement qu’elle ait son identité partiellement francophone ». « Il y a un travail énorme à faire. L’Europe a engrangé son potentiel francophone dès le début et cela s’est dilué depuis ». Il s’est montré très inquiet de la composition du nouveau service des porte-paroles de la Commission où l’on ne compte pour l’instant qu’une Française et une franco-britannique. Résultat : sur la situation à Haïti, pays de la francophonie, la Commission et la chef de la diplomatie européenne se sont contentées de publier des communiqués en anglais. La version française sera disponible « lundi ou mardi ». Sans compter les chefs de cabinet des nouveaux commissaires, où les anglophones de naissance se taillent la part du lion. « Au Parlement européen, on me dit que tout faire en anglais, c’est plus facile, car ça coûte moins cher. À la Commission, on me dit que tout faire en anglais, c’est plus facile, car c’est plus rapide », s’est-il indigné.

Face à la mauvaise volonté des institutions européennes, « il va falloir accepter de passer par des gestes de caractère, pas de mauvais caractère ». Et de rappeler la « jurisprudence Chirac-Sellière », une référence à l’incident qui a opposé l’ancien Président de la République à l’ancien patron des patrons européens, un Français qui a rebaptisé l’UNICE, « Business Europe » : lorsque ce dernier a pris la parole en anglais, Chirac est sorti de la salle. « Il ne s’agit pas que tout le monde parle français, mais de s’assurer qu’il y a une présence forte du français » : « il faut organiser cette exigence francophone ».

Je lui ai suggéré de créer un « tableau de bord » du multilinguisme : pointer régulièrement le nombre de textes uniquement disponibles en anglais, les sites européens uniquement anglophones, les porte-paroles incapables de s’exprimer dans une autre langue étrangère que l’anglais, etc. Il m’a promis d’examiner l’idée.

Maria Niculescu, la représentante permanente auprès de l’Union européenne de l’OIF, a estimé que tout n’était pas perdu, lors de la conférence de presse de Raffarin : « auparavant, il fallait démarcher les Représentations permanentes pour leur proposer des cours de français. Depuis deux ans, c’est l’inverse, les nouveaux pays membres ayant compris que parler français était une nécessité à Bruxelles ». Elle a notamment salué la mobilisation de la Pologne et de Chypre, de plus en plus sensibles à cette problématique du multilinguisme.

 

 
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