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30/05/2010

Francophonie et diplomatie de l'urgence

 

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Le secrétaire général de la l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) Abdou Diouf a mis en place un groupe ad hoc visant à identifier les moyens de renforcer l’action préventive de cette organisation face aux situations de crise au sein de l’espace francophone, rapporte un communiqué transmis à l’APS.

Le mandat de ce groupe ad hoc, présenté comme un panel de haut niveau, consiste plus précisément à "définir des orientations et à formuler des recommandations concrètes permettant à la Francophonie d’améliorer son action préventive, notamment par un passage plus effectif de l’alerte précoce à la réaction rapide", note le texte.

Selon le communiqué, la création de ce panel contribue à la mise en œuvre efficiente des principes et objectifs énoncés dans les Déclarations de Bamako (chapitre V) et de Saint Boniface (article 6 et suivants). La création de ce groupe ad hoc répond également à la demande des instances de la Francophonie qui avaient réaffirmé, lors du Sommet de Québec, "toute l’importance" qu’elles attachent à une réflexion approfondie sur la problématique de l’alerte précoce.

Sur cette base, il avait été demandé à la commission politique du Conseil permanent de la Francophonie "d’organiser rapidement ce débat à la lumière des travaux menés dans ce domaine en concertation avec l’ONU et les autres organisations régionale".

Les experts remettront leur rapport au secrétaire général de l’OIF, au mois de juillet 2010.

Présidé par l’ancien président burundais Pierre Buyoya, le panel est composé notamment de Louise Fréchette, ancienne vice secrétaire générale des Nations unies, Mohamed El Hacen Ould Lebatt, ancien ministre des Affaires étrangères de la Mauritanie, Soumeylou Boubey Maïga, ancien conseiller spécial du chef de l’Etat malien et ancien ministre de la Défense.

Fred Tanner, directeur du Centre de politique de sécurité de Genève, Jacques Frémont, vice-recteur et Provost de l’université de Montréal, ainsi que Fabienne Hara, vice-présidente du Bureau de l’ONG International Crisis Group, à New York, font également partie dudit panel.

Source : http://www.aps.sn/aps.php?page=articles&id_article=68...

13/05/2010

Vous en pensez quoi?

Donner un caractère plus interministériel et global à la politique culturelle et linguistique de la France. Il serait sans doute temps!

L'étude des organigrammes est toujours très révélatatrice : la francophonie est aujourd'hui cantonnée dans notre organisation politique nationale à un secrétariat d'Etat qu'elle partage avec la "Coopération".

Etrange relent de l'histoire... alors même que tous les discours s'emploient à dénoncer les attitudes néo-coloniales, pourquoi présenter la langue française comme le fer de lance de notre appui technique à l'étranger? Parce que quoi qu'on en dise, nous avons toujours au coeur cette certitude que la France doit rayonner et véhiculer ses valeurs à l'étranger alors que le problème depuis bien longtemps n'est plus celui-ci!

De fait, la chose est grave car on perd à double détente! Tout d'abord, le monde contemporain voit avec amusement cette marotte française de la coopération linguistique, qu'il considère comme un passage obligé (travailler avec les Français = accepter une composante de diffusion linguistique). Par ailleurs, la francophonie ne se trouve plus du tout dans les préoccupations des Français qui savent à peine ce que ce mot peut recouvrir.

On aboutit donc à de très larges aberrations. J'étais aux Journées du Réseau en juillet 2009, la grande messe du Ministère des Affaires Etrangères et Européennes. Alain Joyandet, Secrétaire d'Etat, n'a parlé que de coopération et point de francophonie. Logique : nous nous sommes emprisonnés nous-mêmes. La diffusion du français n'aide pas à "conquérir" les marchés du développement, et en interne, le sujet n'est pas vendeur auprès des électeurs. Pourtant, à bien y réfléchir; quel potentiel! Bref, il est urgent de changer son fusil d'épaule et de transformer profondément le positionnement de la francophonie dans notre appareillage politique.

 

07/05/2010

Rwanda : nouvelle donne linguistique.

 

L'administrateur de l'Organisation internationale de la Francophonie (OIF), Clément Duhaime, effectue actuellement une visite de travail de trois au Rwanda pour y signer plusieurs accords de coopération, alors que le pays est en cours d'opérer une réforme radicale en substituant l'anglais au français dans tout le système éducatif et administratif, a-t-on appris jeudi de source officielle.

Cette visite de l'administrateur de la Francophonie, qui intervient quatre mois après l'adhésion du Rwanda à l'organisation du Commonwealth, regroupant la Grande-Bretagne et ses anciennes colonies, vise "le renforcement des relations bilatérales" entre cette structure et le Rwanda dans différents secteurs, notamment l'éducation et la culture, indique le communiqué du gouvernement publié jeudi matin à Kigali.


"Nous nous réjouissons du pas franchi par le Rwanda dans le développement socio-économique, petit à petit, le pays est en train de se reconstruire", a déclaré de son côté M. Duhaime, lors de sa visite au Mémorial du génocide de Gisozi, une colline surplombant la ville de Kigali où sont inhumés les corps de quelque 280.000 victimes de cette tragédie.


Interrogé par la presse sur la position de l'OIF après l'adhésion du Rwanda au Commonwealth, M. Duhaime a estimé que tous les pays avaient intérêt à être membres de plusieurs blocs en tenant compte des bénéfices que chaque nation envisage d'en tirer dans le souci du bien-être social.


"Dans la famille de la Francophonie, nous avons déjà dix autres pays qui font partie du Commonwealth et cela n'a jamais posé aucun problème", a-t-il observé, soulignant que l'OIF entretenait également une "étroite" coopération avec l'organisation du Commonwealth.


Plusieurs accords dans les secteurs culturels et scientifiques devraient être signés, selon un communiqué du gouvernement rwandais.


Au regard des conséquences du génocide, l'OIF veut mettre un accent particulier dans la promotion des projets culturels, a expliqué son administrateur.


Parmi ces projets figurent la construction d'une bibliothèque nationale et la distribution livres et outils manuels didactiques à tous les établissements secondaires et lycées du pays.


Le Rwanda est le 56ème membre de l'OIF et le 54ème pays à adhérer au Commonwealth, rappelle-t-on.

Source : http://www.afriquejet.com/afrique-centrale/rwanda/l'admin...

 
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