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19/03/2010

Francophonie : des raisons pour être optimiste.

 

Source : http://www.tv5.org/cms/chaine-francophone/info/p-1911-red...

A l'occasion du 40e anniversaire samedi de leur organisation internationale, les francophones gardent le moral: la langue française que l'on dit souvent en déclin ne se porte pas si mal mais elle le doit principalement à l'essor démographique africain.

A l'occasion du 40e anniversaire samedi de leur organisation internationale, les francophones gardent le moral: la langue française que l'on dit souvent en déclin ne se porte pas si mal mais elle le doit principalement à l'essor démographique africain.

"Les chiffres que nous publierons en septembre sur le français dans le monde, à l'occasion du prochain sommet de la Francophonie de Montreux (Suisse) montreront une nette progression par rapport à 2007", a indiqué à l'AFP Alexandre Wolff, responsable de l'observatoire de la langue française au sein de l'Organisation Internationale de la Francophonie (0IF).

Pour le moment, le nombre de personnes parlant le français dans le monde est estimé à 200 millions, ce qui en fait, quantitativement, la 9e langue parlée dans le monde.

Sur ces 200 millions, la moitié (96,2 millions) vit en Afrique et ce continent est, de loin, le principal réservoir de progression.

L'alphabétisation croissante des Africains et leur dynamisme démographique permettent d'envisager 700 millions de francophones dans le monde en 2050, selon les projections.

Cependant, cet essor programmé est fragile car en Afrique le français est partout langue seconde: les enfants l'apprennent à l'école et non pas dans leurs familles. Un changement de politique au niveau de l'Etat peut réduire l'expansion du français.

"Le français n'est la langue maternelle que dans quelques pays: la France, la Belgique francophone, la Suisse romande, quelques provinces canadiennes dont le Québec, le Luxembourg, Monaco, soit quelque 75 millions de personnes", note M. Wolff.

Si l'évolution globale du nombre de locuteurs francophones est plutôt encourageante, la place du français dans les institutions internationales est en revanche en constant recul, au profit de l'anglais. Et notamment au sein de l'Union européenne.

"Moins d'un quart des documents de travail originaux arrivent en français contre la moitié il y a 20 ans", estime M. Wolff.

C'est pourquoi l'OIF bataille dans toutes les grandes instances pour que le multilinguisme, et donc le français, y soit respecté.

"Nous faisons agir des groupes d'ambassadeurs (de pays francophones) dans les enceintes internationales pour faire pression", indique Clément Duhaime, bras droit québécois du secrétaire général de l'OIF, l'ancien président du Sénégal Abdou Diouf.

L'OIF compte 56 Etats membres et 14 pays dits observateurs, soit 70 au total. Parmi les membres, 26 sont du continent africain, en incluant l'Afrique du Nord, à l'exception notable de l'Algérie.

Le soutien financier repose surtout sur la France, avec en seconde position le Canada et ses provinces francophones.

Si elle demeure l'irremplaçable colonne vertébrale de la Francophonie, la France, par souci d'équilibre, n'a jamais placé un de ses ressortissants à sa tête.

Avant M. Diouf, le précédent secrétaire général a été le diplomate égyptien Boutros Boutros-Ghali (1997 à 2002).

A l'origine, Paris était même réticent à voir se créer un "Commonwealth français", qui pouvait avoir un parfum d'empire colonial.

C'est le 20 mars 1970 que les fondations de la future OIF ont été posées à l'initiative des présidents Léopold Sédar Senghor (Sénégal), Habib Bourguiba (Tunisie), Hamani Diori (Niger) et du prince Norodom Sihanouk (Cambodge).

Mais bien avant, des écrivains (1926), puis des journalistes (1950), des universitaires, des parlementaires, etc..., s'étaient regroupés au sein d'associations, aujourd'hui fédérées par l'OIF.

Pour le 40e anniversaire, le maire de Paris Bertrand Delanoë vendredi et le président Nicolas Sarkozy samedi devaient recevoir chacun de leur côté M. Diouf et ses collaborateurs de l'OIF.

 

13/09/2009

L’OIF participera au financement de la restauration des œuvres de la cinémathèque de Ouagadougou

 

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Source : http://www.aps.sn/aps.php?page=articles&id_article=59...

L’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) a décidé de participer au financement de la restauration des œuvres de la cinémathèque de Ouagadougou, au Burkina Faso, qui a subi des sévères dommages suite aux inondations qui ont frappé ce pays.

‘’Il était impensable que la Francophonie, partenaire du Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (FESPACO) depuis sa création et porteuse d’un projet exemplaire de promotion et de soutien à l’audiovisuel francophone du Sud, ne soit pas solidaire avec cette institution phare du cinéma africain’’, a dit le secrétaire général de l’OIF, Abdou Diouf, dans un communiqué reçu à l’APS.

C’est dans cette optique qu’il a envoyé ‘’une mission pour évaluer’’ la contribution que son organisme devra fournir à la cinémathèque de Ouagadougou.

‘’J’ai d’ores et déjà décidé l’envoi, dans les meilleurs délais, d’une mission chargée d’évaluer le soutien que la Francophonie pourra apporter à la cinémathèque de Ouagadougou et le responsable de cette mission rencontrera les autorités burkinabé concernées ainsi que l’ensemble des responsables, en liaison étroite avec nos différents partenaires nationaux et internationaux’’ a affirmé M. Diouf.

Partenaire du FESPACO depuis sa création, l’OIF a également mis en place, depuis 1988, un fonds francophone de production audiovisuelle du Sud qui a déjà permis la production de 1.400 œuvres de cinéma et de télévision.

Pour mieux exploiter le stock d’images accumulées en 20 ans d’existence du fonds, l’OIF a récemment initié un nouveau projet de création de ‘’Catalogue numérisé des images du Sud’’, à vocation professionnelle.

Celui-ci permettra de renforcer la diffusion des productions audiovisuelles du Sud en constituant sur Internet un catalogue homogène des œuvres existantes par la mise en ligne d’informations facilitant leur exploitation, fait savoir le communiqué.

30/11/2008

Abdou DIOUF au talk de Paris (partie 2)

 

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M. Ulysse GOSSET.- Quel est le chef d'état qui, aujourd'hui, se bat le plus pour la Francophonie ? Est-ce le chef de l'état français ?


M. Abou DIOUF.- En tout cas, je sais qu'il se bat beaucoup pour la Francophonie. Je peux le dire. Je peux apporter un témoignage. Je l'ai vu.


M. Ulysse GOSSET.- Même s'il n'a pas assisté à la dernière journée du sommet ?

M. Abou DIOUF.- Ah si, si, si !

M. Ulysse GOSSET.- Il a dû aller à Washington.


M. Abou DIOUF.- Il a assisté au sommet. Il a été présent. Il a prononcé un discours très mobilisateur à l'ouverture du sommet, et il est resté jusqu'au samedi. Il a assisté à la signature de la convention entre moi-même et M. Joyandet pour la Maison de la Francophonie qu'il met à notre disposition, ce dont nous le remercions encore une fois. C'est seulement après cet acte qu'il est parti, et M. Fillon était déjà là avec lui. Monsieur Fillon est resté jusqu'à la fin, jusqu'à la conférence de presse finale.

M. Ulysse GOSSET.- Qui est le meilleur chef d'état, le meilleur militant pour la Francophonie ?


M. Abou DIOUF.- Je ne peux pas le dire. Il y en a beaucoup. Je ne suis pas là pour noter les chefs d'état.

M. Ulysse GOSSET.- Vous êtes diplomate !


M. Abou DIOUF.- Non, je peux dire que, vraiment, à Québec, j'ai senti un engagement très fort de tous les chefs d'état, des gouvernements et des délégations présentes. C'était vraiment très réconfortant. Vous avez dit que nous avions été occultés par la crise financière, ce n'est pas mon opinion.

M. Ulysse GOSSET.- Hélas, hélas!


M. Abou DIOUF.- Ce n'est pas mon opinion. Je crois que la Francophonie non seulement a été présente, que ce sommet a été bien médiatisé. En plus, la Francophonie a eu la chance d'être la première organisation nord/sud à se prononcer sur cette question de la crise financière.

M. Ulysse GOSSET.- Effectivement.


M. Abou DIOUF.- Et le Président Sarkozy est parti à Washington avec l'onction de tous ses pairs qui étaient avec lui, et les encouragements de tous ses pairs qui étaient avec lui à Québec. Je crois que la Francophonie a joué un rôle mobilisateur. Dans ce domaine, nous n'avons pas les solutions. Ce n'est pas l'organisation en tant que telle qui détient les solutions à la crise financière mais nous pouvons avoir un rôle de mobilisation, de mobilisation politique, et cette mobilisation politique a existé et continuera d'exister.


M. Ulysse GOSSET.- Quel parcours Monsieur le Président ! Le plus important, c'est peut-être que vous avez été l'un des Chefs d'état qui a assuré cette transition de façon démocratique alors que vous aviez été très longtemps au pouvoir. Vous avez passé le flambeau au Président Wade. Vous ne regrettez pas aujourd'hui de voir qu'encore beaucoup d'états africains sont victimes de la guerre civile, des luttes, des rivalités de pouvoir, un peu comme au 19e siècle alors qu'on est déjà au 21e ?


M. Abou DIOUF.- Oui, c'est une des tragédies de notre époque, une des tragédies de notre continent. Le pouvoir, c'est le pouvoir du peuple. Si le peuple ne nous fait plus confiance, il faut partir. Il faut savoir partir, il faut être loyal vis-à-vis de ce peuple qui est le vrai souverain. Je pense que tous les chefs d'état africains devraient avoir à coeur de construire des démocraties apaisées.


M. Ulysse GOSSET.- On a le sentiment que les grands chefs africains, au sens noble du terme, sont de plus en plus rares. Il y en a encore quelques-uns, mais où sont-ils donc ? Qui sont les pilotes dans l'avion africain aujourd'hui ?


M. Abou DIOUF.- Oui mais je pense que les crises créent les grands chefs. La génération de l'indépendance a eu à se battre justement pour obtenir l'indépendance. Cela a été son vrai titre de gloire. A se battre aussi pour construire des états, cela a été aussi son deuxième titre de gloire. Nous, qui sommes venus après, nous avons continué (et vous l'avez dit) non seulement à construire des états mais aussi à construire des démocraties pluralistes, modernes, des états respectueux des droits de la personne, des droits de l'Homme, des libertés. Construire aussi des économies solides, et malheureusement, dans les conditions difficiles. Moi, j'ai l'habitude de dire que j'ai gouverné dans la douleur parce que ma présidence a été marquée par les programmes d'agissements structurels. Je ne les voue pas aux gémonies, c'était des programmes d'agissements nécessaires. Cela m'a permis, au moment de partir du pouvoir, de laisser tous les clignotants au vert. Je ne les condamne pas.

M. Ulysse GOSSET.- Aujourd'hui, on approche d'une période difficile pour l'Afrique.


M. Abou DIOUF.- Je dis quand même que c'est dans les crises que se révèlent les chefs. Maintenant que nous sommes dans cette crise la, nous allons voir justement. Vous allez voir que les caractères bien trempés vont se révéler parce que cela va être une crise particulièrement difficile à gérer pour tous les chefs d'état africains.


M. Ulysse GOSSET.- Certains disent même qu'avec la récession et la raréfaction des crédits, une très forte menace pèse sur la croissance de l'Afrique. On a assisté au développement d'une nouvelle génération d'Africains, de businessmen, d'entrepreneurs. Aujourd'hui, tout cet élan risque d'être brisé par la crise. N'y a-t-il pas pour l'Afrique un danger quasiment vital, un danger de mort en raison de la récession actuelle ?


M. Abou DIOUF.- Non, mais il y a des risques certains. Le premier risque, c'est que l'aide publique au développement risque de se tarir. Mais j'ai compris que tous les pays développés auront à coeur de maintenir l'aide publique au développement, et de continuer l'effort pour atteindre les 0,7 % du PNB en faveur de l'aide publique au développement.
M. Ulysse GOSSET.- Vous en êtes sûr ?


M. Abou DIOUF.- Je pense que c'est pour eux non seulement une question d'honneur, mais une question de solidarité.

Je suis le Secrétaire Générale de la Francophonie. L'une des valeurs cardinales de mon organisation, c'est la solidarité. Tout ce que j'ai entendu de tous les chefs d'état de notre organisation, des chefs d'état du nord, c'est qu'ils auront à coeur de continuer l'effort pour aider au développement.


M. Ulysse GOSSET.- Pas de menace sur l'Afrique en tant que telle ?


M. Abou DIOUF.- Je n'ai pas entendu. J'étais aux Journées européennes du développement à Strasbourg, et dans tous les discours que j'ai entendus, c'était la même rengaine de la part des pays africains : que cette crise ne fasse pas oublier nos problèmes de la part des pays du nord. "Oui, cette crise ne nous fera pas oublier nos engagements vis-à-vis de l'Afrique."

M. Ulysse GOSSET.- On va en reparler. Je voudrais que l'on revienne un instant à la Francophonie avec une question d'un journaliste important qui a écrit beaucoup sur la culture française, qui revient pour nous, sur le "Talk de Paris", sur l'avenir et sur le lien entre la langue française et la culture de la France. Ecoutons-le l'ensemble. Il s'agit de Don Morrison.


M. Don Morrison.- (interprétation) Monsieur Diouf, au 19e siècle, et pendant la moitié du 20e siècle, la France était un pays phare au niveau de la culture dans le monde. Ce n'est plus le cas. Certains disent que si la culture française est en train de décliner, c'est parce qu'elle est majoritairement produite en français et que cette langue est de moins en moins pratiquée. Partagez-vous cette analyse ?


A l'avenir, pour être forte, la culture française devrait-elle privilégier l'emploi de l'anglais puisque cette langue semble s'imposer partout ? La moitié des morceaux de musique produite en France est déjà chantée en anglais. Alors que va devenir la langue française si la France veut vraiment que sa culture ait un impact au-delà de sa frontière ?

M. Ulysse GOSSET.- Votre réponse ?


M. Abou DIOUF.- Je pense que cette question devrait être posée à un dirigeant français parce qu'il a parlé de culture française.

Je parle des cultures francophones au pluriel.

M. Ulysse GOSSET.- Bien sûr.


M. Abou DIOUF.- Je considère d'abord la langue, comme je l'ai dit au début, et cette langue n'est pas morte. Elle n'est pas en danger. Elle est dans une situation ambiguë simplement parce que, dans les organisations internationales, de plus en plus, les documents sont évidemment produits en anglais en premier lieu, alors que même le français est langue de travail.

M. Ulysse GOSSET.- Même pour toutes ces cultures francophones, pas simplement la culture française, n'y a-t-il pas une nécessité, dit notre interlocuteur, de travailler en anglais pour développer les cultures ?


M. Abou DIOUF.- Je dis encore une fois que le français n'est pas mort. Même dans les pays anglophones, aujourd'hui, vous avez une grande demande de français.


Moi, je sais que dans notre Organisation… Et je recevais hier l'ambassadeur du Ghana. Le Ghana est un pays anglophone. Il est enclavé entre des payes francophones. Le Ghana développe de plus en plus l'enseignement du français. Le Nigeria a la même politique, et d'autres pays de par le monde ont à la même politique. L'Ethiopie a la même politique. Je dis donc que c'est un faux problème.


Cela dit, j'étais à Strasbourg l'autre jour et, dans mon discours, j'ai fait une citation de Shakespeare. J'ai dit à la foule "Ne vous étonnez pas que le Secrétaire Général de la Francophonie fasse une citation de Shakespeare." Je l'ai faite en français. J'ai dit "Parce que Shakespeare est un génie universel". Le problème n'est pas ce problème-là. Le problème, c'est que toute culture, quelle qu'elle soit, doit être échangée. Nous sommes dans le monde de l'échange, au niveau des marchandises et des cultures. Qui dit échange dit traduction dans des langues étrangères.


Par conséquent, il est normal que les produits de la culture française ou des cultures francophones puissent avoir leur traduction en anglais, en allemand, en espagnol, en portugais. Où est le problème ?

 

 
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