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11/08/2008

"Nous allons porter plainte devant le CIO"

«Nous allons porter plainte devant le CIO»


ORGANISATION -
A la piscine olympique, aucune annonce n'est faite en français, et ça ne ravit pas Jean-Pierre Raffarin, grand témoin de la francophonie, venu encourager Manaudou, Balmy, Bernard et les autres. «C'est contraire aux règles olympiques, confirme l'ancien premier ministre. Mais c'est parce que la natation est dominée par les Américains: ils décident des horaires, et de la langue des annonces. En escrime, où nous dominons, tout est en français. Nous allons porter plainte auprès du CIO.»

Source : http://www.20minutes.fr/article/244586/jeux-Olympiques-20...

26/11/2007

10 000 professeurs de français en formation!

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L’enseignant de français est véritablement au cœur des stratégies de diffusion linguistique. Il est l’indépassable acteur de toute réforme, de toute stratégie. Bref, il existe toujours une bonne occasion de valoriser son métier et ses missions. Le sait-on ? Le plus souvent, il est recommandé aux postes diplomatiques français à l’étranger de faciliter la délivrance de visas gratuits auprès de ces professeurs. Juste retour des choses pourrait-on dire, puisque faciliter un tel déplacement, c’est aussi participer à la formation continue des enseignants, les encourager à poursuivre leur métier.

Entre 2007 et 2009, le Ministère français des Affaires Etrangères met en œuvre un très vaste plan de formation destiné à 10 000 enseignants du monde entier. Ces enseignants sont sélectionnés au sein des grands pays émergents où le développement de la langue doit autoriser un repositionnement de la France auprès des décisionnaires des secteurs public et privé… Il s’agit donc d’entreprendre une action d’envergure, qui, à travers la langue, parviendra à terme à crédibiliser nos opérateurs politiques et économiques.

En 2007, trois pays ont été ciblés : le Brésil, le Mexique et l’Afrique du Sud. En 2008, ce seront la Chine, l’Inde et l’Indonésie.

Programme intéressant, surtout si chacun des postes concernés développe des actions en amont et en aval de ces séjours linguistiques. En amont, il est très important que des opérations si coûteuses soient amorties par de grandes campagnes marketing qui s’emploient à diffuser l’information. Une telle stratégie permet notamment de contrer l’argument, souvent entendu, que la France renonce à défendre ses positions culturelles, à cause d’ambitions et de moyens limités. En aval, il s’agit aussi de penser à la démultiplication de telles opérations afin de bénéficier d’un impact maximum sur la scène éducative des pays partenaires. Ainsi, si dans un premier temps, le choix des candidats porte sur leur âge, leur implication dans une association de professeurs de français, leurs activités, et leur sens de l’initiative, il est primordial que dans un second temps, ces « pivots » puissent enclencher une dynamique pédagogique à l’échelle des établissements, dynamique qui sera bien entendu au service du français.

Notons que le travail en réseau témoigne une fois de plus de son efficacité et que cette opération s’inscrit dans le mouvement de rénovation du partenariat entre le Ministère des Affaires Etrangères et la Fédération Internationale des Professeurs de Français, la FIPF.

 

11/11/2007

Travaillons en réseau!

 

 

 

medium_réseau_francophone1.jpgLa promotion du français représente un ambitieux projet dont il n’est pas toujours évident de recenser les différents partenaires.

Les acteurs de la francophonie sont innombrables, possèdent des perspectives multiples, parfois contradictoires… Bref, il n’est pas toujours si simple de se repérer dans le champ ainsi ouvert.

Pourtant, il est nécessaire d’organiser des projets, de structurer des démarches, de construire des actions qui autorisent une certaine visibilité. L’empirisme a du bon mais il tourne vite au cafouillage quand les initiatives ne se fédèrent pas au sein d’une stratégie globale. Souvent, les valeurs ajoutées se dégagent des synergies. On ne les trouve pas dans les corps isolés, fussent-ils exemplaires.

En la matière, les partenaires institutionnels, dont l’Agence Universitaire de la Francophonie et le Ministère des affaires Etrangères français constituent deux des piliers, sont aujourd’hui parvenus à projeter certains axes. Les classes et sections bilingues, les partenariats universitaires, l’insertion de l’enseignement précoce dans les écoles (une très belle expérience est actuellement menée à Taiwan, nous en reparlerons dans un prochain billet) constituent aujourd’hui de formidables opérations qui construisent progressivement une architecture efficace de la francophonie. Un peu partout dans le monde le maillage prend forme, des cohortes s’épanouissent et des publics sont familiarisés avec notre langue. Sans même développer un optimisme béat, on peut espérer que d’ici une vingtaine d’années, la France et les pays de la Francophonie puissent avoir à leur disposition un formidable réseau, au sein des systèmes éducatifs, sur lequel le français pourra appuyer son développement.

Pour autant, les moyens investis restent nécessairement limités… dans une stratégie dont la logique repose pourtant sur une dynamique exponentielle ! On en vient là à souligner un paradoxe qui pourrait aussi définir à terme l’indépassable limite de telles ambitions.

Sauf si…des partenaires récurrents parviennent à réinvestir le champ ouvert et démultiplier les perspectives. Des partenaires qui ne relèvent plus des politiques linguistiques institutionnelles mais qui investissent le français comme activité professionnelle, outil de tous les jours, loisir intime. Ces partenaires peuvent avoir cent visages, considérer le français comme un gagne-pain, comme une opportunité politique, ou une passion personnelle. Mais ce qui est frappant, c’est que d’un pays à l’autre, d’un contexte à l’autre, des lignes de force se dégagent, des profils se recoupent. Et l’on découvre finalement que le Janus francophone a des profils bien semblables, que si les particularités envahissent l’espace, l’impact potentiel des réseaux est énorme.

Aujourd’hui beaucoup d’opportunités sont encore à saisir. Je souhaiterais cependant insister sur la qualité d’une réussite encore trop peu médiatisée en direction des publics « profanes ». La Fédération Internationale des Professeurs de Français (FIPF), actuellement dirigée par M Dario PAGEL, fédère 180 associations  d’enseignants dans le monde entier. Chacune de ces associations porte des projets et des dynamiques, une stratégie de développement qui constituent un incomparable levier d’action pour les partenaires institutionnels en place dans ces pays. Bien entendu certaines de ces associations sont plus dynamiques que d’autres et entraînent l’ensemble des partenaires dans une vertueuse spirale, guidée par la Fédération. Cette dernière s’emploie à créer des synergies et à installer la francophonie au cœur des problématiques éducatives.

Dans le cadre de mes activités professionnelles, je dois justement cette semaine me rendre au Congrès des professeurs de français de République Dominicaine,  qui a invité une délégation haïtienne. Cette délégation devra plancher sur la problématique de la dynamisation de l’Association haïtienne, aujourd’hui il faut bien l’avouer encore…virtuelle.

Je profiterai de cette actualité pour vous faire vivre le congrès de l’intérieur et partager avec vous les réflexions collégiales d’une Hispaniola réfléchissant à son destin francophone. De jolies perspectives donc, à partir de lundi 19, le temps de me laisser digérer tout cela.

En attendant… je programme mécaniquement pour cette semaine la mise en ligne d’un article destiné à présenter un ambitieux dispositif de promotion du français : celui que nous évoquions plus haut, lié à l’insertion précoce du français dans certaines écoles de Taiwan.

Enfin, cette semaine, je vous proposerai une expérience en me tournant notamment vers notre public belge ! Je n’ose pas me lancer dans une analyse des événements qui secouent actuellement le pays et dont l’une des lignes de force repose sur la donne linguistique. Jeudi ou vendredi, très modestement, j’amorcerai un débat. Ce serait très intéressant si certains d’entre vous, et notamment les acteurs impliqués, Flamands et Wallons, pouvaient enrichir notre perception commune du phénomène.

 
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