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26/10/2010

Le Fonds mondial et l'ONUSIDA appellent la francophonie à plus de solidarité.

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Le Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme et l'Onusida ont appelé vendredi les pays de la Francophonie à plus de solidarité, à la veille du sommet réunissant les 70 membres de l'OIF à Montreux.

"D'une collaboration accrue entre pays francophones naîtrait un vaste réservoir de compétences et d'expérience que les Etats pourraient partager pour élaborer des ripostes plus efficaces contre" l'épidémie du sida, ont expliqué le Fonds mondial et l'Onusida dans un communiqué.

"La Francophonie est un important forum qui réunit des pays donateurs du fonds mondial et les pays qui reçoivent des financements", a insisté le directeur executif du Fonds mondial, Michel Kazatchkine.

"Elle est un pont essentiel entre le nord et le sud. Elle a permis de renforcer les liens entre partenaires non seulement avec les Etats, la société civile mais aussi de plus en plus avec le secteur privé afin de mieux contribuer à la lutte contre le sida mais aussi le paludisme et la tuberculose", a-t-il ajouté.

Lors d'une table ronde, les experts des deux organismes ont souligné que contrairement aux idées reçues, les pays francophones les moins développés n'étaient pas défavorisés face aux anglophones en terme de financement international.

"Ces pays comptabilisent 13% des cas de VIH dans le monde et reçoivent 20% des aides pour le sida du Fonds", a expliqué le directeur des Ressources du Fonds mondial, Stefan Emblad, faisant ainsi valoir que les Etats francophones recevaient trois fois plus d'aide du Fonds par personne que la moyenne.

Le problème pour ces pays est plus une perte de l'expertise francophone pour accompagner les projets.

Ce manque est particulièrement sensible dans certains pays, affectant les performances de l'aide qui leur est allouée.

Si des pays "comme le Sénégal ou le Burkina Faso parviennent à optimiser les fonds donnés, d'autres ont de gros problèmes comme la République centrafricaine" en raison du manque d'expertise mais aussi de la faiblesse des structures gouvernementales et de la société civile, a précisé à l'AFP le chef de la Division Afrique de l'Ouest et du Centre du Fonds.

Source : http://www.romandie.com/infos/news2/101022134336.3b4ze73j...

24/10/2010

L'ambition politique de la francophonie

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Ce n'est pas à Madagascar, comme prévu, mais à Montreux, en Suisse romande, qu'une quarantaine de chefs d'État et de gouvernement membres de l'OIF - Organisation internationale de la francophonie - se retrouvent aujourd'hui et dimanche pour un 13e sommet très politique. De fait, les bords du Léman ne sont pas le pire endroit pour parler réforme du système monétaire international, une priorité fixée par la France pour sa présidence des G20 et G8.

Car Nicolas Sarkozy a choisi de faire de ce sommet de l'OIF un tremplin pour les objectifs politiques qu'il défendra à partir du 12 novembre au G20 et du 1er janvier 2011 au G8 : deux directoires mondiaux que la France va animer durant un an et qui vont donner à son président un vrai pouvoir d'influence. L'Élysée a mis la barre haut en proposant aux grands de ce monde trois réformes : celle du système monétaire, celle du marché des matières premières aux prix trop volatils, enfin celle de la gouvernance mondiale.

Le sommet de la francophonie tombe à pic pour tester ces idées et les imposer à l'agenda international : « Il a la capacité d'influer sur les grandes questions qui agitent le monde », estime la ministre suisse des Affaires étrangères, Micheline Calmy-Rey, en écho à son collègue français : « Sur la gouvernance, les droits de l'homme, les élections, ce qu'on peut en attendre est une vraie démarche politique », a déclaré Bernard Kouchner.

La fonction première de l'OIF est bien sûr de défendre le français dans le monde : avec 220 millions de locuteurs (200 il y a trois ans) et une honorable 9e place mondiale des langues, celle de Molière ne se porte pas mal, mais son essor en Afrique cache un déclin en Europe et dans les organisations internationales. Et dire que 15 des 27 États de l'Union européenne sont membres de la Francophonie ! « Il faut oser parler français », martèle Abdou Diouf, l'ex-président du Sénégal et secrétaire général de l'OIF.

Un tiers de l'ONU

Mais la cause du français n'est pas seulement linguistique. L'OIF fonctionne de plus en plus en forum politique auquel se rallient des observateurs non francophones : cette année, l'Estonie, les Émirats arabes unis, le Monténégro, la République dominicaine et la Bosnie ont demandé à rejoindre les 14 pays déjà observateurs. Ce qui fait 70 pays représentés, un tiers de l'ONU. À Montreux, on va parler des otages au Sahara, avec néanmoins le handicap de le faire sans la francophone Algérie, qui ne veut pas faire partie de l'OIF pour raisons politiques. On parlera aussi de réchauffement climatique, à un mois d'un sommet de Cancún qui a bien besoin d'impulsions.

Source : http://www.sudouest.fr/2010/10/23/la-francophonie-devoile...

23/10/2010

Pour une représentation accentuée de l'Afrique

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Les chefs d'Etat et de gouvernement francophones, réunis samedi en sommet à Montreux (Suisse), ont plaidé pour une plus grande place de l'Afrique dans les instances internationales, notamment au Conseil de sécurité des Nations unies.

"Est-il normal qu'il n'y ait aucun membre permanent du Conseil de sécurité émanant de l'Afrique? Un milliard d'habitants! Dans trente ans, deux milliards d'habitants qui n'ont pas de représentation permanente! C'est un scandale", a dénoncé le président français Nicolas Sarkozy, à l'ouverture de la réunion.


Parmi les 38 chefs d'Etat et de gouvernement présents à Montreux pour ce 13e sommet de l'Organisation internationale de la Francophonie (OIF), figurent de nombreux Africains.
La réforme de la gouvernance mondiale est l'une des priorités que s'est fixée le président français pour sa présidence des G20 et G8, respectivement à partir des 12 novembre et 1er janvier prochains.

Le secrétaire général de la Francophonie, Abdou Diouf, a appelé les dirigeants à faire de l'OIF plus qu'un "agitateur d'idées éclairé".

Il a également prôné "une démocratisation des relations internationales et un multilatéralisme équilibré, qui ne pourra s'accommoder plus longtemps d'une sous-représentation de l'Afrique dans les organes où se prennent les décisions qui la concernent pourtant directement".
L'Afrique, qui représente 27% des Etats-membres de l'ONU, ne dispose que de trois sièges de membres non permanents au Conseil de sécurité. En 2005, les pays ont adopté une position commune sur ce sujet, réclamant deux sièges permanents.

Dans un discours d'ouverture la présidente de la Confédération helvétique, Doris Leuthard, a évoqué la sécurité alimentaire, la biodiversité, la paix. Elle a estimé que "face à ces défis, la Francophonie a un rôle à jouer, comme plate-forme de dialogue Nord-Sud afin de passer la logique des groupes régionaux ou politiques".

Le président burkinabé Blaise Compaoré a rappelé que "l'Afrique représente plus de 50% des locuteurs de la langue française". "Ceci invite à accorder une place plus importante à l'Afrique", a-t-il dit.

Le président camerounais Paul Biya a estimé que la Francophonie constituait "un cadre privilégié d'un nouveau modèle de relations internationales" et appelé à "une régulation de l'économie mondiale avec plus de solidarité pour les plus démunis".

Des entretiens bilatéraux doivent avoir lieu dans l'après-midi, notamment entre le président français et les présidents du Liban, Michel Sleiman, de la République démocratique du Congo (RDC) Joseph Kabila, du Burkina Faso Blaise Compaoré, du Mali Amadou Toumani Touré.
Les dirigeants devaient se réunir à huis clos pour discuter de cette question de la gouvernance mondiale, ainsi que de la solidarité francophone face aux grands défis, notamment la sécurité alimentaire, le changement climatique et la biodiversité.

La sécurité dans la bande sahélo-saharienne et la lutte contre Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) qui détient depuis mi-septembre en otage cinq Français, un Malgache et un Togolais dans le nord du Mali, seront également abordées.

Les dirigeants se pencheront également sur la reconstruction d'Haïti et la question de la langue française, parlée par 220 millions de personnes dans le monde mais qui connaît un recul dans les instances internationales.

L'OIF, qui fête cette année ses 40 ans, regroupe 56 Etats et gouvernements membres et 14 pays observateurs. Elle dispose d'un budget d'environ 80 millions d'euros, dont le premier contributeur est la France (à près de 40%).

Une déclaration doit être signée dimanche, dernier jour de ce sommet biennal, au cours duquel le secrétaire général Abdou Diouf, 75 ans, devrait être reconduit.

Source : http://www.leparisien.fr/flash-actualite-monde/la-francop...

 
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