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13/05/2011

Ateliers de formation de l'OIF

 

Pour permettre aux jeunes de comprendre et d’agir sur les principaux enjeux d’avenir et de développement, de faire valoir leurs talents et d’en acquérir de nouveaux, l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) développe des ateliers régionaux de formation thématiques. Une initiative qui privilégie l’implication des jeunes et le déploiement de réseaux qui prennent en compte leurs préoccupations de terrain, selon leur pays ou région.Les quatre premiers ateliers régionaux, organisés en partenariat avec les Ministères de la Jeunesse des pays d’accueil, sont déployés en Afrique centrale, en Amérique du Nord, en Asie-Pacifique et dans la région de l’océan Indien :

 
-       République démocratique du Congo (Kinshasa), du 10 au 13 mai 2011 : atelier régional de formation à l’observation des élections. 30 jeunes chefs de file francophones, provenant des pays de la région d’Afrique centrale, seront préparés à prendre part aux missions d’observation et d’information électorale dans leur propre pays.

-        Canada-Nouveau-Brunswick (Moncton), du 24 au 26 mai 2011 : atelier régional de formation « Jeunesse et technologies de l’information et de la communication ». Il s’agit pour les jeunes participants francophones de l’Amérique du Nord et des Caraïbes de structurer une réflexion commune.

-       Vietnam (Hanoi), du 27 au 30 juin 2011 : atelier régional de formation à la lutte contre les changements climatiques. L’objectif est de doter les participants de compétences nécessaires à leur implication dans cette lutte.

-      Ile Maurice (Port-Louis), du 21 au 24 juin 2011 : atelier régional de formation au tourisme durable au bénéfice de 30 jeunes de la région de l’océan Indien.

À terme, l’OIF prévoit la mise en place, dans les différentes régions de l’espace francophone, de réseaux sur les thèmes prioritaires pour la Francophonie : « Jeunesse, droits de l’Homme, démocratie et paix » ; « Jeunesse et culture numérique » ; « Jeunesse et développement durable».
Ces ateliers s’inscrivent dans la perspective de la 4e École d’été de la Francophonie qui se déroulera en Mauritanie, à Nouakchott, du 19 au 26 juillet 2011 sur le thème « Jeunesse, migrations internationales et développement dans l’espace francophone ».

Source : http://www.fasozine.com/index.php/societe/societe/6028-qu...

31/03/2011

Un autre Regard sur la Russie

 

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Par Alexandre Latsa.

Le 20 mars dernier, c’était la journée de la francophonie dans le monde. La francophonie c’est quelque chose. Pensez donc: près de 65 millions de Français, et on estime aujourd’hui le nombre de locuteurs réels du français dans l'ensemble des pays membres de l'Organisation internationale de la Francophonie à près de 250 millions.

Dans le  Québec canadien, en Suisse Romande, à Monaco, en Wallonie belge, le français est la langue maternelle de la population. Dans les pays du Maghreb, c’est la seconde langue utilisée, et dans de nombreuses ex-colonies françaises d’Afrique sub-saharienne, le français est resté la langue officielle et administrative. En 2010, la langue française est la 8ème langue la plus répandue dans le monde par nombre de locuteurs, et c’est une des six langues de travail  de l’ONU avec le mandarin, l’espagnol, l’arabe, l’anglais et le russe.

La langue française, jusqu’au 20ème siècle, a bénéficié d’une aura exceptionnelle à l’étranger et notamment en Russie. Dès la fin du 18ème siècle, sous l’influence d’Elizabeth 1ère, le français s’impose progressivement comme langue des courtisans. Pour la haute société de Saint-Pétersbourg, parler français était même devenu parfois plus naturel que parler russe. Cette prédominance de la langue française est par ailleurs présente dans toute l'Europe des lumières, puisque l'élite intellectuelle de nombreux pays (monarques, diplomates, femmes du monde, écrivains) s’exprimait généralement en français.

Malgré de nombreuses interdictions liées au rejet de la révolution française, l’empereur russe Paul Ier communiquait lui-même presque exclusivement en français. Au début du 19ième siècle, la langue française était encore très répandue dans la noblesse russe. Pouchkine, par exemple, parlait mieux français que russe, ce qui lui valu le surnom de Француз (“Le Français“).

Autre exemple: dans Guerre et Paix, le célèbre roman  de Léon Tolstoï, l’un des personnages affirme que “même étant né en Russie, il pense en français“, car cette langue représente pour lui “la manière de parler mais aussi celle de penser“. Dans le courant de ce siècle, certains grands écrivains russes créaient leurs œuvres dans les deux langues, russe et français, puisque qu'ils parlaient français en famille, dès leur plus tendre enfance.

Jusqu’au début du 20ème siècle, le français était également la langue des diplomates. En 1905, le traité de paix russo-japonais fut, par exemple, rédigé en français. Pourtant, le 20ème siècle marqua le début du déclin de la langue française, déclin que les pessimistes affirment irréversible, en corrélation directe avec l’importance prise par la langue anglaise surtout depuis 1945. Malgré cela, l’attachement traditionnel et formel au français s’est prolongé durant le 20ème siècle en Russie, ou parler français était toujours la marque d’une éducation de bon niveau et aussi d’appartenance à une certaine élite.

Pour cette raison, de nombreuses familles soviétiques aimaient que leurs enfants parlent le français. Depuis la fin de l’Union Soviétique, la langue française n’a pas disparu en Russie, mais son influence s’est réduite. Elle est supplantée par l’anglais et l’allemand  jugés plus utiles pour travailler. Au début des années 1990, selon les données du ministère russe de l’Education, 55% des écoliers apprenaient l’anglais, 34,9% l’allemand et 8% seulement le français, contre 20% dans les années 1960.

Autres chiffres, selon l’ambassade de France, qui bénéficie des données communiquées par le ministère fédéral de l'Education et de la science, il y avait en 2009 en Russie 410.000 personnes apprenant le français dans l'enseignement primaire et secondaire et 344.000 dans le supérieur, ainsi que 6.250 enseignants de français dans le primaire/secondaire, et 5.750 dans le supérieur. Ce déclin de l’apprentissage de la langue française touche malheureusement la Russie comme le reste du monde, sauf l’Afrique qui est en très forte expansion démographique.

Parallèlement, il y a aussi un recul de l’enseignement de la langue russe en France. Alexandre Orlov, ambassadeur de Russie en France, confirmait cette baisse l’année dernière, durant l’année France-Russie. En 2008, 14.000 élèves apprenaient le russe en France dont 48% en 3ème langue, et 29% en 2ème langue. Il faut noter qu'en 20 ans, le nombre de ces élèves a diminué de 50%.  L’effectif des enseignants baisse aussi et sur les 85 universités françaises, seules 22 proposent l’enseignement du russe, contre 25 en 2005, par exemple. Il y a environ 260 professeurs certifiés ou agrégés qui enseignent le russe aujourd’hui dans le secondaire français contre 487 en 1989.

Cette baisse de l’intérêt pour la langue russe en France s’explique sans doute en partie par l’image négative véhiculée par les médias depuis une douzaine d’années. Il faut pourtant rappeler que les perspectives économiques sont très encourageantes dans la zone russophone d’Eurasie, ce qui devrait inciter les Français à apprendre le russe mais également les Russes à apprendre le français. De nombreuses entreprises françaises, grandes et petites, sont en cours d’implantation en Russie et dans la zone russophone, mais il reste encore difficile de trouver, dans de nombreux domaines de l’activité économique, des spécialistes russes francophones ou des spécialistes français russophones.

Pour terminer sur une note positive, saluons ceux qui font vivre la langue de Molière jusqu’au bout de l’Eurasie. C’est le cas de la principale agence d’information multimédia russe, RIA Novosti qui dispose d’une version en langue française de son site internet et ce depuis 2000! L’agence s’adresse également depuis cette année en langue française aux lecteurs francophones sur les réseaux sociaux Facebook et Twitter avec toujours la même logique: permettre de mieux comprendre la Russie d’aujourd’hui. Il est même désormais possible de discuter en direct avec les journalistes/traducteurs sur Facebook.

A une plus humble échelle, citons également le travail d’Olga, enseignante de français à l'Université pédagogique de Blagovechtchensk et également responsable du Centre de ressources en français. Depuis 2005, elle fait vivre avec son équipe la langue et la culture française en extrême orient russe, via un journal en français intitulé: “salut ça va“ ainsi que via “le blog des Français et de l'amour". Comme Olga le dit elle-même: “L’échange interculturel ne fait que renforcer l'intercompréhension de nos deux peuples et aide à mieux se comprendre. Le dialogue entre nos deux cultures apporte l’unique richesse qui compte, celle de l’esprit“.

Une belle initiative, à soutenir et sans nul doute, à reproduire.

23/03/2011

Francophonie en Ontario

 

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Alors que divers événements culturels célèbrent jusqu’à samedi la francophonie à Toronto, c’est également l’occasion pour la langue française de se faire entendre dans les assemblées politiques. Ainsi, lundi dernier, Madeleine Meilleur, ministre déléguée aux Affaires francophones, a pris la parole devant les députés de l’Assemblée législative à Queen’s Park pour souligner l’importance d’un dialogue entre les deux communautés linguistiques.

« Comme le dit si bien le thème des Rendez-vous de la Francophonie, il faut interagir pour s’enrichir, déclare la ministre. Nous croyons fermement que l’interaction avec et entre les cultures est une source d’enrichissement inestimable. Depuis 2003, l’Ontario s’est attardé à redonner une place de choix aux francophones, dans les affaires civiles et au sein du gouvernement. »

Le thème de l’éducation est également évoqué. D’après les derniers rapports de l’Organisation de coopération et de développement économique (OCDE), les élèves de l’Ontario âgés de 15 ans sont parmi les meilleurs lecteurs au monde. Le taux d’obtention de diplômes est maintenant de 81 % et ne cesse d’augmenter. Madeleine Meilleur se réjouit de voir que d’autres pays s’inspirent de notre système. « L’Ontario possède un système d’éducation reconnu dans le monde entier, explique Mme Meilleur. D’ailleurs il y a une dizaine de jours, le ministre français de l’Éducation nationale, Luc Chatel, était en visite à Toronto pour s’inspirer des meilleurs pratiques éducatives développées dans nos écoles de langue française. »

La Politique d’aménagement linguistique qui vise à l’épanouissement culturel des jeunes francophones commence à porter ses fruits et le système d’éducation est devenu plus performant, grâce entre autres aux écoles de langue française. « Après le succès de la maternelle à temps plein dans le système d’éducation de langue française, notre gouvernement est fier d’étendre le système à toute la province. C’est une reconnaissance du leadership et de l’excellence de nos écoles françaises », se félicite la ministre.


Autre thème abordé : la santé. Malgré des voix qui s’élèvent pour critiquer la difficulté d’accès aux soins de santé en français en Ontario, Madeleine Meilleur loue les efforts fournis pour améliorer l’accueil des francophones dans ce domaine. « L’Ontario possède maintenant, grâce aux entités de planification créées l’année dernière, des outils de gouvernance qui permettent de mieux cibler les besoins et mieux orienter les ressources en santé. »

Et Madeleine Meilleur de conclure en revenant sur l’importance d’une relation forte tout en restant fier de son identité francophone. « Nous avons la chance de vivre dans une province et dans un pays qui accordent la plus haute valeur à l’harmonie entre les peuples. N’oublions pas que l’Ontario ne serait pas la terre d’accueil et l’état de droits qu’il est devenu sans l’apport des francophones. »

Source : http://www.lemetropolitain.com/nouvelles.asp?nID=15211

 
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