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10/06/2010

Francophonie : interdite de CPI?

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La première conférence de révision de la Cour pénale internationale se poursuit à Kampala. Ouverte le 31 mai dernier, elle doit se terminer le 11 juin, et rassemble des représentants des 111 Etats. Une conférence importante pour l'avenie de la CPI, mais dont les débats, curieusement, se déroulent exclusivement en anglais. Une situation qui suscite l'indignation des délégations francophones, notamment congolaises.

 

Officiellement, la Cour pénale internationale, comme toutes les agences des Nations unies, est bilingue. A la fois française et anglaise, comme en témoigne son site internet. Mais la conférence de révision du Traité de Rome, constitutif de la Cour pénale internationale qui se tient à Kampala depuis le début de la semaine, s’est révélée être un rendez-vous exclusivement anglophone. Les intervenants de langue française étaient systématiquement traduits. Mais ceux qui s’exprimaient en anglais semblaient penser que tout le monde les comprendrait.

Même dans les débats où les francophones étaient majoritaires, comme ceux qui concernaient la République démocratique du Congo ou bien la République centrafricaine, les discussions se faisaient en anglais. Et beaucoup ont préféré quitter ces débats, plutôt que de se sentir à ce point ignorés. Janine Mandou, présidente d'une ONG congolaise, témoigne : « il y a des fois où on demandait la parole. Et comme vous parlez français, je crois qu’il n’y avait pas moyen...puisqu’il n’y avait pas d’interprète, alors ça, moi ça m’a écœurée… ».

Une situation d’autant plus surprenante que sur les cinq enquêtes ouvertes par la CPI depuis sa création en 2002, deux se déroulent dans des pays francophones, et une dans un pays arabophone.

 

Source : http://www.pressafrik.com/Francophonie-la-langue-francais...

08/06/2010

Flandres et Wallonie : reconstruire le débat.

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"Wat willen de Vlamingen", "Que veulent les Flamands ?", c'est la question qui était posée à différents acteurs de la société civile flamande ce dimanche dans Mise au Point. Une question qui n'a pas vraiment trouvé de réponse tranchée.

Que veulent les Flamands ? Plus de respect et de compréhension de la part des francophones, une réforme de l'Etat qui rende tous les niveaux de pouvoir plus performants, et, aussi, que l'on parle d'autre chose que du communautaire. C'est du moins ce qui est ressorti du débat de Mise au Point ce dimanche.

 

Pour certains invités, les francophones ne comprennent pas les Flamands. "Les francophones sont sourds, parce qu' ils ne retrouvent pas leurs raisons d'être dans ce que nous demandons. Et ils ont l'habitude de penser que c'est leur logique qui passe d'abord", estime ainsi Marc Platel, journaliste et essayiste.

Pour les invités, les francophones n'ont pas de raison d'avoir peur des Flamands. Au contraire. "Ce ne sont pas les francophones qui doivent avoir peur. Au dernier siècle, ce sont entre 25 et 30 communes qui sont devenues francophones. Il y a une expansion de la francophonie. Il n'y a jamais eu une commune francophone qui est devenue néerlandophone. S'il y a un peuple qui doit avoir peur, c'est le peuple qui est colonisé. S'introduire dans un pays, dans une région, sans s'adapter sans s'intégrer, c'est la continuation de la guerre d'expansion avec d'autres moyens", assène Etienne Vermeersch, philosophe, qui complète : "Il y a une frontière linguistique, elle est dans la Constitution. En ce qui concerne la culture et la langue, il y a une vraie frontière".

"Chaque pays, chaque région a un territoire. Il n'y a pas de problèmes avec les facilités. Mais si vous touchez au territoire, vous êtes un impérialiste. Mais il faut protéger les minorités, ça, certainement", tempère Luc Van der Kelen, éditorialiste.

 

Faut-il pour autant craindre que cette frontière devienne un jour une vraie frontière d'Etat ? Pas du tout, rétorquent les invités de Mise au Point. Mais la Belgique ne peut cependant pas échapper à une profonde réforme, pour la rendre plus peformante. "Aujourd'hui le système ne fonctionne pas. Il faut un Etat plus efficace, plus performant. Chaque Région doit pouvoir faire ses choix, pour plus de compétitivité, même s'il faut garder une sorte de solidarité entre les Régions. La Sécu ne doit pas être scindée complètement. Mais il faut voir les revenus et dépenses d'une Région, qui doivent être en équilibre", explique ainsi Bernard Van Milders, de l'Union flamande des entreprises.

Et Luc Van der Kelen, de compléter qu'il faut appliquer le principe de subsidiarité : donner les compétences au niveau de pouvoir qui saura l'utiliser le plus efficacement. Comme Bernard Van Milders, il estime qu'une partie de la Sécu pourrait être scindée.

Mais arrivera-t-on à cette réforme de l'Etat ?

"Il y a certaines personnes et aspects qui me font peur en Flandre et en Wallonie. Il ne faut pas, quand on parle de la Flandre, faire une fixation sur Bart De Wever et le séparatisme. Je suis tout à fait convaincu qu'en Flandre, il y a encore beaucoup de fédéralistes convaincus qui veulent une Belgique solidaire, mais mieux gérée et qui a donc besoin d'une vraie réforme de l'Etat, à tous les niveaux, selon le principe de la subsidiarité. Est-ce qu'on va voter pour des politiciens qui rendent des solutions possibles après le 13 juin ? Des deux côtés, il y a des politiciens qui choisissent le blocage. En Flandre, mais aussi en Wallonie avec Joëlle Milquet et Bart de Wever", craint Jan Goosens, directeur artistique du KVS.

 

Un blocage en vue avec les probables bons résultats de Bart De Wever ? Selon nos invités, c'est la faute des médias et des politiques qui mettent l'accent sur le communautaire et diabolisent la N-VA. "Il y a un ras-le-bol population. On essaie de diaboliser De Wever, comme on l'a fait avec le Vlaams Belang avant leur bon score. Il faudrait parler du social, des finances, ... Mais les médias ne parlent que de la N-VA. Alors ils vont gagner les élections", regrette Luc Van der Kelen. Et Bert Kruismans, humoriste, d'ajouter : "Les Flamands sont comme les Wallons, ils ont beaucoup en commun : on est des anarchistes. Si on dit de ne pas voter pour Bart de Wever, dans les campagnes, on se dit : on s'en fout, on va voter pour eux".

Selon Rudi Dierick, secrétaire politique du centre des associations flamandes, les Flamands en ont aussi ras-le-bol des francophones qui bloquent toute réforme. "Il y a une minorisation de la majorité. La minorité réussit à imposer sa préférence : le statu quo".

Mais Dimitri Verhulst, écrivain, n'est pas exactement du même avis. "Il y a une idée d'autosatisfaction. De moins en moins, les Flamands ont l'esprit ouvert. En général. Ca me fait peur. Mais il y a dix ans, c'était le Vlaams Belang et c'était pire que la N-VA".

Quelle conclusion tirer de ce débat ? Que, en Flandre, comme partout, les avis divergent, même si l'incompréhension semble être profondre entre francophones et Flamands. Mais, comme le dit Jan Goosens, "on crée des caricatures, il y a des nuances au débat".

 

Auteur : J. Calleeuw

 

05/06/2010

portrait de Bernard cerquiglini.

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A écouter sur  :

http://www.canalacademie.com/ida5610-Bernard-Cerquiglini-...

 
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