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02/06/2010

Nouveau siège pour l'OIF à Paris.

 

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L'Organisation internationale de la Francophonie (OIF), qui a fêté récemment ses 40 ans d'existence, va pour la première fois disposer d'un siège unique à Paris, mis à disposition à titre gratuit par la France pour une durée de 50 ans.

"Nous étions éparpillés en quatre lieux différents, cela ne favorisait pas le travail", a estimé aujourd'hui devant la presse, le président de l'OIF Abdou Diouf, visitant l'immeuble, situé à Paris dans le XVIème arrondissement, en compagnie du secrétaire d'Etat français à la Coopération et à la Francophonie Alain Joyandet.

La France a mis à la disposition de l'OIF cet immeuble complètement rénové de 8.500 m2. Les travaux de rénovation ont coûté 18 millions d'euros.

"Ce bail de confiance sur 50 ans, c'est le symbole de la vivacité de la Francophonie, de l'espoir que nous plaçons dans la Francophonie politique qui est un grand mouvement politique mondial qui soutient les grandes valeurs défendues par la France", a estimé de son côté M. Joyandet.

L'OIF compte 56 Etats membres et 14 pays dits observateurs, soit 70 au total.
Le soutien financier de la Francophonie repose surtout sur la France, avec en deuxième position le Canada et ses provinces francophones.

Le nouveau siège de l'OIF devrait être inauguré par le président français Nicolas Sarkozy à l'automne, avant le sommet de la Francophonie de Montreux (Suisse) prévu du 22 au 24 octobre.

Source : http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2010/05/11/97001-201005...

30/05/2010

Francophonie et diplomatie de l'urgence

 

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Le secrétaire général de la l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) Abdou Diouf a mis en place un groupe ad hoc visant à identifier les moyens de renforcer l’action préventive de cette organisation face aux situations de crise au sein de l’espace francophone, rapporte un communiqué transmis à l’APS.

Le mandat de ce groupe ad hoc, présenté comme un panel de haut niveau, consiste plus précisément à "définir des orientations et à formuler des recommandations concrètes permettant à la Francophonie d’améliorer son action préventive, notamment par un passage plus effectif de l’alerte précoce à la réaction rapide", note le texte.

Selon le communiqué, la création de ce panel contribue à la mise en œuvre efficiente des principes et objectifs énoncés dans les Déclarations de Bamako (chapitre V) et de Saint Boniface (article 6 et suivants). La création de ce groupe ad hoc répond également à la demande des instances de la Francophonie qui avaient réaffirmé, lors du Sommet de Québec, "toute l’importance" qu’elles attachent à une réflexion approfondie sur la problématique de l’alerte précoce.

Sur cette base, il avait été demandé à la commission politique du Conseil permanent de la Francophonie "d’organiser rapidement ce débat à la lumière des travaux menés dans ce domaine en concertation avec l’ONU et les autres organisations régionale".

Les experts remettront leur rapport au secrétaire général de l’OIF, au mois de juillet 2010.

Présidé par l’ancien président burundais Pierre Buyoya, le panel est composé notamment de Louise Fréchette, ancienne vice secrétaire générale des Nations unies, Mohamed El Hacen Ould Lebatt, ancien ministre des Affaires étrangères de la Mauritanie, Soumeylou Boubey Maïga, ancien conseiller spécial du chef de l’Etat malien et ancien ministre de la Défense.

Fred Tanner, directeur du Centre de politique de sécurité de Genève, Jacques Frémont, vice-recteur et Provost de l’université de Montréal, ainsi que Fabienne Hara, vice-présidente du Bureau de l’ONG International Crisis Group, à New York, font également partie dudit panel.

Source : http://www.aps.sn/aps.php?page=articles&id_article=68...

13/05/2010

Vous en pensez quoi?

Donner un caractère plus interministériel et global à la politique culturelle et linguistique de la France. Il serait sans doute temps!

L'étude des organigrammes est toujours très révélatatrice : la francophonie est aujourd'hui cantonnée dans notre organisation politique nationale à un secrétariat d'Etat qu'elle partage avec la "Coopération".

Etrange relent de l'histoire... alors même que tous les discours s'emploient à dénoncer les attitudes néo-coloniales, pourquoi présenter la langue française comme le fer de lance de notre appui technique à l'étranger? Parce que quoi qu'on en dise, nous avons toujours au coeur cette certitude que la France doit rayonner et véhiculer ses valeurs à l'étranger alors que le problème depuis bien longtemps n'est plus celui-ci!

De fait, la chose est grave car on perd à double détente! Tout d'abord, le monde contemporain voit avec amusement cette marotte française de la coopération linguistique, qu'il considère comme un passage obligé (travailler avec les Français = accepter une composante de diffusion linguistique). Par ailleurs, la francophonie ne se trouve plus du tout dans les préoccupations des Français qui savent à peine ce que ce mot peut recouvrir.

On aboutit donc à de très larges aberrations. J'étais aux Journées du Réseau en juillet 2009, la grande messe du Ministère des Affaires Etrangères et Européennes. Alain Joyandet, Secrétaire d'Etat, n'a parlé que de coopération et point de francophonie. Logique : nous nous sommes emprisonnés nous-mêmes. La diffusion du français n'aide pas à "conquérir" les marchés du développement, et en interne, le sujet n'est pas vendeur auprès des électeurs. Pourtant, à bien y réfléchir; quel potentiel! Bref, il est urgent de changer son fusil d'épaule et de transformer profondément le positionnement de la francophonie dans notre appareillage politique.

 

 
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