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07/05/2010

Rwanda : nouvelle donne linguistique.

 

L'administrateur de l'Organisation internationale de la Francophonie (OIF), Clément Duhaime, effectue actuellement une visite de travail de trois au Rwanda pour y signer plusieurs accords de coopération, alors que le pays est en cours d'opérer une réforme radicale en substituant l'anglais au français dans tout le système éducatif et administratif, a-t-on appris jeudi de source officielle.

Cette visite de l'administrateur de la Francophonie, qui intervient quatre mois après l'adhésion du Rwanda à l'organisation du Commonwealth, regroupant la Grande-Bretagne et ses anciennes colonies, vise "le renforcement des relations bilatérales" entre cette structure et le Rwanda dans différents secteurs, notamment l'éducation et la culture, indique le communiqué du gouvernement publié jeudi matin à Kigali.


"Nous nous réjouissons du pas franchi par le Rwanda dans le développement socio-économique, petit à petit, le pays est en train de se reconstruire", a déclaré de son côté M. Duhaime, lors de sa visite au Mémorial du génocide de Gisozi, une colline surplombant la ville de Kigali où sont inhumés les corps de quelque 280.000 victimes de cette tragédie.


Interrogé par la presse sur la position de l'OIF après l'adhésion du Rwanda au Commonwealth, M. Duhaime a estimé que tous les pays avaient intérêt à être membres de plusieurs blocs en tenant compte des bénéfices que chaque nation envisage d'en tirer dans le souci du bien-être social.


"Dans la famille de la Francophonie, nous avons déjà dix autres pays qui font partie du Commonwealth et cela n'a jamais posé aucun problème", a-t-il observé, soulignant que l'OIF entretenait également une "étroite" coopération avec l'organisation du Commonwealth.


Plusieurs accords dans les secteurs culturels et scientifiques devraient être signés, selon un communiqué du gouvernement rwandais.


Au regard des conséquences du génocide, l'OIF veut mettre un accent particulier dans la promotion des projets culturels, a expliqué son administrateur.


Parmi ces projets figurent la construction d'une bibliothèque nationale et la distribution livres et outils manuels didactiques à tous les établissements secondaires et lycées du pays.


Le Rwanda est le 56ème membre de l'OIF et le 54ème pays à adhérer au Commonwealth, rappelle-t-on.

Source : http://www.afriquejet.com/afrique-centrale/rwanda/l'admin...

27/04/2010

La francophonie statistique.

 

En 2000, le français était la quatrième langue la plus parlée aux Etats-Unis avec 1,6 millions de locuteurs. Pourra-t-on crier « cocorico » en 2010 ? Pas sûr.  La langue apparaît comme la grande absente du recensement 2010 sacrifiée avec 43 autres questions pour rendre le document plus court. Elle était pourtant très attendue des défenseurs de la francophonie aux Etats-Unis, soucieux comme d’autres groupes de s’adjuger par exemple une partie des 25 millions de dollars distribués tous les ans par la ville de New York en fonction des résultats du sacro-saint «census».

La déconvenue est d’autant plus rude que les estimations d’associations et d’organisations internationales montrent une intensification des migrations en provenance d’Afrique de l’Ouest, où le français explose grâce aux progrès de la scolarisation et l’accroissement des naissances. Si ces estimations avaient pu être confirmées par le recensement, les défenseurs de la francophonie auraient pu davantage peser sur les décideurs politiques pour, par exemple, créer de nouveaux programmes de français dans les écoles ou adapter les structures existantes aux besoins des Francophones.

« C’est problématique car ces groupes (francophones) n’auront pas de statistiques gouvernementales à leur disposition pour étayer la thèse du développement de programmes pour les francophones», souligne Corinne Bal, une des initiatrices du projet NYFACS et Présidente de la Friends of New York French-American Bilingual and Multicultural Education, organisation partenaire du recensement 2010. Je suis déçue, très déçue. Les Francophones sont une minorité qui n’est pas considérée. »

Triste lot de consolation: ceux qui veulent revendiquer leur appartenance francophone en sont réduits à  inscrire leur nationalité dans l’espace « autres races » dans la partie inférieure de la question 9. « A nous, de bien faire comprendre (au bureau du recensement) que des pays se situant sur des continents différents peuvent parler la même langue », poursuit Corinne Bal.

« Construire une identité francophone »

Le revers s’explique avant tout par un mauvais timing. Le questionnaire 2010 est dans les cartons depuis la fin des années 90. Les associations francophones, alors embryonnaires, n’avaient pas la puissance de feu pour peser sur le processus d’élaboration du document.

Néanmoins, l’épisode devrait sonner comme un appel au sursaut pour les communautés francophones à travers le pays. Ensemble de peuples aussi divers que leurs rapports à la langue française, défendue avec ferveur par les Québécois mais perçue par certains Africains comme la langue du colonisateur, la francophonie peine à émerger comme un acteur politique visible et unifié susceptible de peser de la même façon que les Hispaniques dans le débat public américain. La multiplication de structures et d’initiatives spécifiquement francophones est en train de changer cette situation, mais pour l’heure, la plupart des Haïtiens,  Français et ou encore Ivoiriens pour ne citer qu’eux s’identifient avant tout par leur nationalité et non leur appartenance linguistique.

« Le travail aujourd’hui est de créer une identité francophone, affirme Lucien Kouassi, à l’origine d’un regroupement des associations ivoiriennes de New York. Comment ? En créant des entités qui donnent à la francophonie une véritable visibilité, et en célébrant la francophonie. »

Alors que le recensement 2020 est en cours de préparation, les francophones sauront-ils s’unir pour faire entendre leurs revendications? « On a été pris de cours cette année mais il faut que cela soit rectifié en 2020 », juge France Dionne, délégué général du Québec à Boston. Des mots à l’action, il y a pourtant un monde: aucune des personnes interviewées ne semblait indiquer qu’un front francophone était en train de se constituer pour saisir la balle au bond. Or c’est bien connu, quand on n’est pas compté, on ne compte pas.

Source : http://frenchmorning.com/ny/2010/04/20/recensement-les-francophones-ne-trouvent-pas-leur-compte/

26/04/2010

Pardon My french!

Trop long pour être reporté dans son intégralité, mais un article passionnant sur la réalité francophone vue de l'autre côté de l'Atlantique.

From The New York Times:

ABROAD: Pardon My French

While the French language is thriving outside France, many inside the country fear an erosion of traditional culture.

http://nyti.ms/de3ENu

 
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