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25/03/2010

Al Jazeera en français : preuve que l'Afrique francophone est stratégique!

 

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Francophonie depuis le Qatar. Après l’arabe et l’anglais, les autorités du Qatar ont l’ambition de lancer Al Jazeera en français. Grâce à cette chaîne d'informations en continu, Doha veut récupérer le marché de la francophonie en Afrique, où le minuscule, mais richissime émirat gazier, investit déjà massivement.

Le Qatar, et son dynamique ambassadeur en France, Mohammed al-Qouwari, s’intéresse également de près à la population française d’origine maghrébine.

Al Jazeera est l’outil de la très active diplomatie du Qatar, qui se veut « ami avec tout le monde », c'est-à-dire des Américains et des Iraniens, des Israéliens et du Hamas, de l'Occident et des islamistes. Une politique qui confine cependant parfois au grand écart.

Par ailleurs, selon nos informations, une radio émettant en langue française devrait également voir le jour bientôt à Doha.

Partenaire privilégié de la France, le Qatar entretient de bonnes relations avec la Paris. Nicolas Sarkozy y a fait un saut de puce en novembre à son retour d'Arabie, afin d'y récupérer Carla, qui était allée s'entretenir avec la cheikha Moza, la très dynamique deuxième épouse de l'émir. Une visite éclair qui n'a pas fait que des heureux !

Source : http://blog.lefigaro.fr/malbrunot/2010/03/bientot-al-jaze...

 

22/03/2010

La Francophonie avance sur le terrain politique

 

A l’occasion de la célébration du 40ème anniversaire de la Francophonie au palais de l’Elysée à Paris, le président de la République française, Nicolas Sarkozy, a appelé l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) à engager un combat politique.


« Parce que l’Organisation de la Francophonie, c’est à la fois des pays du Nord et du Sud, des pays de l’Orient et de l’Occident a affirmé le Président samedi 20 mars devant plus de 600 personnes. À quoi cela servirait-t-il, […] d’avoir des valeurs communes, si nous ne transformions pas cette adhésion à des valeurs communes en prises de positions politiques. L’OIF a-t-elle des choses à dire pour la préservation de notre planète ? Je pense que oui. L’OIF a-t-elle des choses à dire sur la gouvernance mondiale ? Eh bien moi, je pense que oui. L’OIF, de mon point de vue ne peut pas accepter qu’il n’y ait pas un pays africain, francophone ou non, qui soit membre permanent du Conseil de Sécurité. C’est un enjeu politique majeur, et la Francophonie est dans son rôle en portant cette idée là. La Francophonie ce n’est pas simplement des intellectuels, des amoureux des lettres, de la langue, tout cela oui, mais cela doit se traduire aussi dans un combat politique »,
Selon lui, la Francophonie est d’abord l’expression d’une « solidarité agissante ». « La Francophonie, c’est l’expression d’une solidarité et je l’ai personnellement ressenti en me rendant le mois dernier auprès du peuple d’Haïti confronté à la pire catastrophe de son histoire. La France apportera une aide considérable à la reconstruction de ce pays dévasté et je remercie l’OIF de s’être mobilisée », a-t-il précisé.


Malgré le fait qu’au cours de ces dernières années, dans la presse, le thème du recul de la langue française face à l’anglais a été régulièrement abordé, Nicolas Sarkozy a noté une progression et a appelé également les pays francophones à se battre contre le monolinguisme. Le président français a indiqué que plus de 200 millions de personnes étaient francophones et ce nombre ne cessait de croître. Dans le monde entier, 900 000 professeurs enseignent chaque année le français à plus de 50 millions d’élèves.


« Jamais dans le passé, autant d’être humains ne se sont exprimés en français, jamais la demande de français n’a été aussi grande et pourtant un sentiment existe : le français est menacé. Le problème, c’est la tendance actuelle vers le monolinguisme, c’est l’aplatissement et l’appauvrissement culturel. Défendre le français, c’est défendre la diversité culturelle dans le monde. Ce n’est pas un bras fer entre les uns et les autres, mais pourquoi ne peut-on pas avoir deux langues internationales ? », a demandé Nicolas Sarkozy.


A la question de savoir si la Francophonie avait vraiment reculé en Asie du Sud-Est, Ousmane Paye, conseiller spécial du Secrétaire général de l’OIF a tenté d’apporter un élément de réponse. Il a estimé la Francophonie ne recule pas en Asie mais qu’elle fait face à certaines difficultés. « [L’ex] Premier ministre Jean-Pierre Raffarin, qui représente le président français, va prochainement se rendre en Asie du Sud-Est pour que le programme de classe bilingue de l’Agence universitaire de la Francophonie puisse reprendre. Ce que vous déplorez est une réalité et nous la déplorons autant », a-t-il expliqué lors d’un entretien.
Le Président de la République française et Abdou Diouf, secrétaire général de l’OIF ont également rendu hommage aux pères fondateurs de la Francophonie, dont le Roi-père Norodom Sihanouk.

Source : http://www.cambodgesoir.info/index.php?option=com_content...

20/03/2010

Une définition contemporaine de la francophonie.

 

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Dans sa tentative de définition de la Francophonie, Xavier Deniau considère l’organisation comme un espace de dialogue, de coopération et de partenariat, dans le respect de la diversité des peuples et des cultures. Son unité se fonde entre autre sur les valeurs de la langue que l’on consacrerait à la promotion de la paix, de la justice, de la solidarité, de la démocratie ainsi qu’au respect des droits de l’homme et des libertés fondamentales qui sont universels et indéniables. De ce fait, tout État se sentant en accord avec ses valeurs se verrait bien au sein de cet espace.


Il y a une quarantaine d’années, cet espace recoupait le fait d’être francophone : de parler français. Initié par les chefs d’Etats d’ex-colonies françaises, le regroupement se veut le pendant du Commonwealth. Mais on se rend compte que d’un point de vue linguistique, la francophonie se renforce par le simple développement de la scolarité entièrement ou partiellement en langue française. Dès ce moment, la communauté des francophones ne cessera de grandir. Dans le monde, il existe un ensemble de peuples dont la langue, maternelle, officielle, courante, ou même administrative est le français. On les retrouve sur les six continents qui forme un ensemble géographique très étendu ; bien au-delà des limites de la France. L’organisation internationale de la Francophonie comptabiliserait ainsi, près de 200 millions de francophones sur un espace avoisinant 700 millions d’habitants. Cette dispersion d’individus d’expression française, caractéristique forte de la francophonie, s’accompagne dans le même temps des valeurs rattachées à cette langue.

 Ce qui se trouve derrière la langue française aujourd’hui

Il ne s’agit pas pour les pays francophones de se replier sur les valeurs héritées depuis cinquante années. Dans un univers mondialisé, c’est l’ouverture aux autres, le dialogue, l’accueil des différences et la tolérance qui doivent être les maîtres mots. C’est en ce sens que l’on peut comprendre cet extrait de Senghor, l’un des pères fondateurs la langue française est pour nous un moyen précieux de communication vers l’extérieur et de reconnaissance des autres comme de nous-mêmes. Les liens qui se tissent dès lors entre les «parlants français» ne sont plus imposés. Pour Xavier Deniau, ces différences permettent d’établir ainsi un dialogue fructueux entre diverses cultures, de les enrichir mutuellement, ce que ne pourrait réaliser une langue parlée à un simple niveau national.

En dehors de l’aspect linguistique et géographique, la francophonie entend sortir du cadre historique et regarder vers l’avenir. Il s’agit de «respirer, comparer, s’instruire» comme le propose Dominique Wolton. Pour lui, cet élargissement de francophonie est un défi. On est passé de: la langue à la culture, de la culture à la politique, et de la politique à l’économie. Des thèmes qui font référence à la mondialisation. Une mondialisation différente dans le contexte de la francophonie qui change pour cela de statut. Autour de la langue se greffent des valeurs de liberté, de culture, les droits de l’homme, de souveraineté … etc. On comprend mieux, l’utilisation des termes de coopération, métissage, partage et de … cohabitation. Aujourd’hui, parler français impose de penser autrement la Francophonie, par les déplacements, les informations, les images, car le français n’est langue première que dans une douzaine d’Etats, sur les quelques soixante-dix membres de l’OIF.

Source : http://www.journalducameroun.com/article.php?aid=4533

 
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