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02/10/2009

"La Francophonie a besoin qu'on lui redonne du lustre."

 

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Source : iloubnan.info - Le 30 septembre 2009, 13h44

La secrétaire d’Etat française aux Sports Rama Yade était de passage à Beyrouth à l’occasion des VIe Jeux de la Francophonie, organisés au Liban du 27 septembre au 6 octobre 2009. Selon elle, la Francophonie souffre à la fois d’un désinvestissement de la France et de l’image peu attractive que l’hexagone véhicule à l’international, notamment auprès des jeunes.

Il est seulement 8h30 ce mercredi 30 septembre à Beyrouth mais Rama Yade boit déjà du déca. La secrétaire d’Etat française aux Sports vient de s’asseoir à la table d'un petit déjeuner informel organisé avec des journalistes à l’occasion de son passage dans la capitale libanaise pour les VIe Jeux de la Francophonie : organisée au Liban du 27 septembre au 6 octobre, cette manifestation rassemble les athlètes d'une quarantaine de pays francophones pour dix jours d’épreuves sportives et culturelles. Arrivée pour l’inauguration des Jeux dimanche avec la délégation française emmenée par François Fillon, Rama Yade explique, ravie, avoir déjà remis hier soir deux médailles d’or aux athlètes français dans le cadre d’épreuves de judo. Elle doit cependant repartir aujourd’hui même à Belgrade, pour y rejoindre la famille du Français Brice Taton, un jeune supporter de football toulousain qui vient de mourir des suites des blessures que lui avaient infligées deux semaines plus tôt, en Serbie, des supporters du Partizan de Belgrade. Elle semble sincèrement touchée par ce dramatique fait divers. « Evidemment ça raccourci mon séjour ici mais ce serait une faute grave de ne pas y aller » dit-elle en faisant tomber des sucrettes dans son café. Elle explique que la violence autour des stades ne nécessite pas l’adoption de nouvelles mesures mais d’appliquer celles qui existent déjà. Autour des stades libanais en revanche, ces jours-ci, pas de violence. A vrai dire, les épreuves sportives des VIe Jeux de la Francophonie ne déchaînent pas vraiment les passions, même si la cérémonie d’ouverture a attiré de nombreux spectateurs à la Cité Sportive de Beyrouth. Quelque15 000 personnes ont assisté  au spectacle grandiose organisé pour l'inauguration, qui s'est achevée par un concert de la star sénégalaise Youssou N’Dour (qui a accueilli le public par un « Welcome » peut-être pas tout à fait approprié). 

"Trop de lourdeurs et de pesanteurs en France"

Concernant cette relative faiblesse d’enthousiasme, Rama Yade, qui occupait en 2005 à l’UMP le poste de secrétaire nationale à la Francophonie, estime que l'image de « la Francophonie devrait être réactualisée. Je dresse aujourd’hui le même constat que dans le rapport sur la Francophonie que j’avais rédigé en 2005. L’institution a besoin qu’on lui redonne du lustre. Elle doit attirer les jeunes. Or, ceux qui en parlent sont souvent tournés vers le passé ». Selon elle, la France a un rôle important à jouer dans l’impulsion à redonner à la Francophonie, une institution aujourd’hui très internationalisée. Elle ajoute toutefois un peu plus tard que l’un des problèmes de la Francophonie, c’est peut-être aussi qu'elle souffre de « l’image de la France auprès des jeunes et des élites internationales». Selon la secrétaire d'Etat, la France « n’est pas attractive pour la jeunesse de l’ancien tiers-monde qui préfère aller étudier et travailler dans les pays anglo-saxons plutôt que chez nous. Il y a trop de lourdeurs en France, trop de pesanteurs, on n’est pas assez dynamiques», affirme-t-elle. A propos de la difficulté d'obtenir au Liban un visa pour la France, elle estime que « cela nous prive de tout un tas de jeunes visiteurs qui pourraient beaucoup nous apporter ». Dommage alors que les Jeux de la Francophonie ne bénéficient pas d’une meilleure couverture médiatique internationale. « C’est regrettable, affirme-t-elle, car ces Jeux, avec la jeunesse de leurs participants, seraient une bonne occasion de rafraichir l’image de la Francophonie ».

27/09/2009

Les jeux de la Francophonie! Kesako?

 

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Source : http://www.letemps.ch/Page/Uuid/2137ada8-ab48-11de-9bbd-8...

BEYROUTH, 27 sept 2009 (AFP) Vingt-quatre heures après la cérémonie d'ouverture, les premières compétitions des sixièmes jeux de la Francophonie débutent lundi à Beyrouth, en même temps que le programme culturel.

Quel concept ? Quelque 3000 athlètes et artistes issus de 44 délégations participent aux jeux, jusqu'au mardi 6 octobre. Les sportifs s'affrontent dans six disciplines (athlétisme, judo, Basket-ball féminin, football, boxe, tennis de table) alors que le volley-ball de plage est sport de démonstration. Les disciplines culturelles couvrent la peinture, la photographie, la sculpture, la chanson, le conte, la danse de création et la littérature. "L'idée première, c'est de rassembler la jeunesse de l'espace francophone, explique Mahaman-Lawam Sériba, directeur du Comité international des jeux (CIJF). Le concept lie le sport à la culture, tous les quatre ans, les années post-olympiques".

Qui participe ? Les grandes vedettes sont absentes de Beyrouth. Les jeux attirent essentiellement des athlètes espoirs qui vivent leur première grande compétition internationale. Le tournoi de football, réservé aux moins de 20 ans, subit ainsi la concurrence frontale du Mondial de la catégorie en Egypte au même moment. Et l'attitude des clubs réticents à libérer les joueurs. "Ce sont des jeux amateurs. Il n'y a aucun argent en jeu, souligne M. Sériba. Les lauréats empochent des médailles et on essaye d'assurer leur promotion après les jeux". Les athlètes sont logés tous ensemble dans les locaux neufs de l'Université de Beyrouth.

Qui paye? Emanation de l'Organisation internationale de la Francophonie (OIF), le CIJF a délégué l'organisation à un comité national. "Le pays d'accueil finance les jeux à 50%, ou à 80% lorsqu'il s'agit d'un pays du Nord. Nous avons un budget solidaire pour des jeux sans gigantisme, explique Mahaman-Lawan Sériba. Le budget de l'organisation nationale, qui prend notamment en compte les transports, l'hébergement, atteint 10 M EUR sur 4 ans. Le budget de fonctionnement du CIJF est inférieur à 2 M EUR sur 4 ans". 

Quel contexte? Instable sur le plan politique, le Liban, durement éprouvé par la guerre civile (1975-1990) et frappé par des irruptions de violence comme en mai 2008, a l'occasion de démontrer sa capacité à organiser une grande compétition internationale (transports, hébergement, sécurité). Les sites ont été placés sous la surveillance renforcée de l'armée et de la police.

Quelle équipe de France? La délégation française compte quelque 180 personnes, dont 80 sportifs, pour la plupart espoirs, encadrés par des valuers sûres comme la lanceuse de marteau Manuela Montebrun (3éme des Mondiaux 2003 et 5e des JO 2008). "Nous n'avons pas d'objectif précis en terme de médaille. Nous voulons bien sûr faire du mieux possible, a indiqué George Friedrich, responsable de la délégation française. Ces jeux constituent avant tout la première grande compétition pour de jeunes espoirs. N'oublions pas que des athlètes comme David Douillet (judo) ou Karim Benzema (football) ont un jour participé aux jeux de la Francophonie".

 

16/09/2009

Les Etats francophones aiguisent leurs techniques de négociation

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Initié pour la seconde fois par l'Institut de l'énergie et de l'environnement de la francophonie (IEPF) avec la collaboration de l'EDS (Environnement, développement et société) de l'Université de Laval, ce programme «Négociations internationales sur l'environnement et le développement durable» a pour but d'améliorer la capacité des Etats francophones à faire valoir leurs intérêts dans les négociations internationales et à s'approprier collectivement les enjeux et la portée de ces négociations dans le cadre onusien.

Il vise également à promouvoir la concertation en vue de rapprocher, dans la mesure du possible, les points de vue et les positions francophones lors des grands forums internationaux sur l'environnement et d'appuyer la mise en œuvre des dispositions des conventions et accords multilatéraux au niveau national et régional. La ministre de l'Energie, des Mines, de l'Eau et de l'Environnement, Amina Benkhadra, a d'autant plus souligné l'importance de cette Ecole d'été, que celle-ci s'inscrit dans les défis et les enjeux du 3e millénaire. Il est plus que vital d'accroître les compétences des négociateurs et délégués des pays francophones en développement afin de leur permettre de jouer un rôle actif dans le cadre des prises de décisions environnementales à l'échelle internationale et d'insérer les préoccupations du Maroc dans les négociations multilatérales, a-t-elle précisé.

Il est apparu, en effet, lors d'une étude commandée par l'Institut de l'énergie et de l'environnement de la francophonie (IEPF) en 2006 que les pays francophones en développement, lors de participation active aux négociations internationales sur l'environnement, se heurtaient souvent à de nombreux obstacles liés notamment à l'insuffisance de leurs compétences en matière institutionnelle, technique, législative et réglementaire.

Afin de répondre aux besoins pressants de formation des pays francophones en développement dans le domaine des techniques de négociations internationales sur l'environnement et le développement durable, l'IEPF a mis en œuvre diverses actions dont celles concernant l'organisation d'écoles d'été francophones récurrentes sur les techniques de négociations internationales en matière d'environnement et de développement durable dans un contexte onusien. Dans le cas de l'édition 2009, la Convention sur la diversité biologique (CDB) et le processus de négociation sur l'Accès et le partage des avantages (APA) constitueront le cadre d'application privilégié des interventions des formateurs et des travaux des participants et devront à terme préparer à l'introduction des dispositions des conventions et leurs protocoles dans les politiques et plans d'actions nationaux.

La Francophonie, faut-il le rappeler, est activement présente dans les négociations internationales sur l'environnement et le développement durable depuis le Sommet de la Terre à Rio en 1992.

Depuis, l'ambition a été d'anticiper les grandes décisions mondiales et régionales dans ce domaine, et de rapprocher les points de vue afin de promouvoir l'adoption de positions communes aux pays de l'espace francophone et d'assurer une participation, la plus large possible, des pays francophones aux négociations sur les accords multilatéraux.

Les chefs d'Etat et de gouvernement de la francophonie, conscients de la nécessité d'apporter une contribution aux grandes décisions mondiales concernant l'environnement et la gestion des ressources naturelles, ont souhaité, dans la Déclaration de Ouagadougou (Xe Sommet), renforcer la concertation francophone dans le cadre des rencontres internationales concernant ces questions. Les activités du projet Concertation pour l'environnement et le développement durable s'inscrivent dans ce contexte et dans la dynamique définie par ce Xe Sommet.
Elles s'appuient sur l'expérience acquise sur plus d'une décennie de présence active de la francophonie à ces réunions, ainsi que sur les résultats de l'évaluation externe de l'activité.

Conventions internationales

Les pays de la Francophonie sont fortement impliqués dans les négociations internationales sur l'environnement et le développement durable depuis la première Conférence des ministres de l'Environnement des pays membres tenue à Tunis en 1991 et poursuivi dans le cadre du Sommet de la Terre à Rio en 1992. C'est autour de ces idées que s'est construite la démarche de concertation francophone dans le domaine de l'environnement, mise en œuvre tout au long des processus qui ont conduit à la mise en place et à la ratification des grandes Conventions issues de Rio (climat, biodiversité, désertification) et de leurs protocoles (Kyoto, Carthagena).

Source : http://www.lematin.ma/Actualite/Journal/Article.asp?idr=1...

 
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