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10/10/2010

"La langue française dans le monde"

 

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Combien de francophones y a-t-il dans le monde ? Où en est l’apprentissage de la langue française en Europe, en Afrique, en Asie ? La nouvelle édition de l’ouvrage « Langue française dans le monde », préfacée par Abdou Diouf, Secrétaire général de la Francophonie, répond à toutes ces questions. Réalisé par l’Observatoire de la langue française de l’Oif, l’ouvrage sera présenté le mardi 12 octobre, à 11h 30, à l’Espace Senghor, au 13, quai André-Citroën, à Paris.

 

Selon un communiqué de l’Oif, ce livre de 384 pages, dont la sortie en librairie est prévue le 21 octobre en France, a pour principal objectif de fournir aux spécialistes, mais aussi au grand public, des données fiables sur la situation de la langue française dans plusieurs domaines. Source unique d’informations chiffrées et scientifiquement établies, le lecteur y trouvera cartographies et enquêtes inédites (le français dans l’océan Indien ; la connaissance du français dans plusieurs capitales africaines) ainsi que des nouvelles études (la féminisation ; l’enseignement du français articulé aux langues africaines et créoles).

 

L’ouvrage sera présenté par Clément Duhaime, Administrateur de l’Organisation internationale de la Francophonie, en compagnie de Frédéric Bouilleux, directeur de la langue française et de la diversité culturelle et linguistique et d’Alexandre Wolff responsable de l’Observatoire de la langue française à l’Oif.

Source : http://www.lesoleil.sn/article.php3?id_article=63952

07/10/2010

Hommage à Cambodge soir

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Par Philippe Latour, premier rédacteur en chef de Cambodge Soir, et Jérôme Morinière, ex-directeur de Cambodge Soir Hebdo

La mort d’un journal est toujours un crève-cœur. Pour ses lecteurs, pour ses journalistes et employés administratifs, pour tous ceux qui, au fil du temps qu’il égrenait dans ses colonnes, l’ont soutenu moralement et financièrement. Ce jeudi 30 septembre 2010, le dernier numéro de Cambodge Soir sera distribué dans les kiosques de Phnom Penh et aux abonnés du journal. Ayant survécu depuis 1995 aux vicissitudes et aux troubles politiques agitant un pays émergeant de vingt ans de guerre, le principal organe de presse francophone du royaume khmer sera mort d’une cause trop ordinaire : le manque de financements.

Le premier numéro, concocté avec une équipe de jeunes journalistes cambodgiens tout juste recrutés, affichait en Une la mine réjouie des supporters de Jacques Chirac, célébrant dans un salon de l’hôtel Cambodiana la victoire de ce dernier à l’élection présidentielle française, début mai 1995. Cette simple anecdote illustre, parfois à revers, les trois principes sur lesquels se sont fondées, pendant toutes ces années, à la fois la raison d’exister et la survie du journal : indépendance, francophonie, formation.

Dans un pays où la presse est officiellement libre mais les médias sous influence, Cambodge Soir est rapidement apparu, puis resté, comme une des rares sources d’information indépendante et fiable sur l’actualité politique, économique, sociale et culturelle du pays. Dès le départ, l’équipe du journal avait affirmé son indépendance vis-à-vis des représentants de la Francophonie qui soutenaient financièrement le journal et à l’encontre des partis politiques cambodgiens eux-mêmes. Elle fut, dans l’ensemble, toujours respectée.

Dans les années 1990, la « Francophonie » servit largement, peu de diplomates s’en cachaient, à renforcer l’influence de la France dans ses anciennes colonies. C’est donc tout naturellement que ses instances cherchèrent à favoriser au Cambodge la création, comme au Vietnam et au Laos, d’un organe de presse francophone. Cambodge Soir se devait d’apporter la preuve de la vivacité de la langue française au pays du roi Sihanouk. Il faut dire aussi que les anciennes générations, les élites politiques et culturelles, les jeunes formés à l’Alliance Française tout comme de nombreux exilés revenus au pays et les Français expatriés, formaient un public francophone qui faisait de cette aventure éditoriale bien davantage qu’un prétexte à subventions. Cambodge Soir eut très vite un public fidèle, que la publication, pendant un temps, d’une version en langue khmère, ne fit que renforcer.

Aujourd’hui, la langue française n’est plus ce qu’elle était au Cambodge, les crédits qui y sont consacrés non plus. Et le marché publicitaire, guère dynamique, n’a jamais permis de couvrir la moitié des frais liés à la publication de Cambodge Soir. Cela explique en grande partie la décision des actionnaires des Editions du Mékong de mettre fin à la publication du journal, quotidien devenu hebdomadaire depuis une première grave crise en 2007. Nous ne leur en voulons pas, sachant combien ils se sont battus, au fil des années, pour la survie du titre, sans en retirer d’autre bénéfice que la fierté de maintenir à flot cet îlot de liberté éditoriale et de langue française. Nous trouvons par contre regrettable que les budgets de la coopération française ou des institutions défendant la Francophonie ne permettent plus d’aider suffisamment au financement et à la pérennité de médias tels que Cambodge Soir.

Nous ne pouvons qu’être inquiets pour les vingt-huit journalistes et employés du journal qui vont, ces jours-ci, perdre leur emploi et nous appelons les administrateurs du journal à s’assurer qu’aucun d’entre eux ne soit laissé au bord du chemin sans une aide appropriée. Car si la plupart des cadres du journal furent d’origine française ou occidentale, nul doute que la qualité éditoriale du journal dut beaucoup à l’énergie et au talent des journalistes cambodgiens.

Cambodge Soir fut une véritable pépinière : plusieurs dizaines de jeunes journalistes y ont appris les règles, les contraintes et les joies de ce métier. Certains, comme Ung Chansophea, qui en 2009 a reçu le prix RFI-RSF-OIF de la liberté de la presse, ont vu leur travail reconnu internationalement. Beaucoup continuent leur carrière au sein d’autres médias. Ils ont contribué, et contribueront encore longtemps, par leur esprit d’indépendance et leur conscience professionnelle, à renforcer la toujours fragile démocratie cambodgienne. C’est un lot de consolation majeure pour tous ceux qui, comme nous, regrettent aujourd’hui la perte de ce petit grand journal francophone.

Source : http://www.droitshumains-geneve.info/spip.php?article9031

04/10/2010

Ban Ki-Moon salue la francophonie.

 

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A l'occasion d'une réception organisée par l'Organisation internationale de la Francophonie vendredi soir à New York en marge du débat annuel de l'Assemblée générale de l'ONU, le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon a salué les valeurs de la Francophonie et proclamé son amour de la langue française.

« Comme vous le savez, je soutiens fermement le multilinguisme à l'ONU, y compris la langue française. Après tout, 1 personne sur 31 parle le français dans le monde, 200 millions en tout, 200 millions et une, si l'on veut bien me compter », a dit le secrétaire général, lors de cette réception à laquelle assistait également le ministre français des Affaires étrangères, Bernard Kouchner.

« Certes, il faut déjouer de nombreux pièges pour apprendre le français, mais quand on aime, on ne compte pas ! Et c'est probablement un des attraits de toutes les belles langues. Elles demandent de la persévérance, de la patience, le goût de l'inconnu et une grande curiosité », a-t-il ajouté.

Il s'est dit intrigué par la notion de « Francophonie ». « Mes amis me disent que le terme englobe bien plus que l'Organisation internationale de la Francophonie. Ils disent que c'est une " vision du monde", ainsi qu'un "art de vivre". Mais quand je demande ce que veut dire "art de vivre", on me dit qu'il faut le vivre pour le savoir. A mon avis, mes amis essaient de me faire comprendre que je devrais sortir un peu plus ! » a-t-il raconté.

« Un de mes amis me dit qu'il s'agit de bons repas et de "joie de vivre". Mais comme je travaille beaucoup, je n'ai pas vraiment l'occasion d'en faire l'expérience. Peut-être faudrait-il instituer une "Journée internationale de la joie de vivre" ? Un autre de mes amis a cité Léopold Sédar Senghor, ancien président du Sénégal, qui disait que la Francophonie était un "rendez-vous du donner et du recevoir" », a-t-il ajouté.

Au-delà de ces considérations, le secrétaire général a rappelé que les Nations Unies et l'Organisation internationale de la Francophonie travaillaient ensemble sur le terrain, notamment en Haïti, en République centrafricaine, en Guinée, au Niger, à Madagascar, en Mauritanie et aux Comores.

« Et nous allons coopérer de plus près encore dans le domaine des droits de l'homme, grâce à l'accord qu'ont récemment conclu le secrétaire général de la Francophonie, Monsieur Abdou Diouf, et la Haut-Commissaire aux droits de l'homme, Madame Navi Pillay », a-t- il ajouté.

Source : http://french.cri.cn/781/2010/09/26/41s228687.htm

 
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