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15/10/2010

La Flandres et le français : relation paradoxale!

 

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De Haan (Belgique), le 5 octobre 2010 - « Le 12 août dernier, un semi-remorque français imposant stationnait sur le parking, à proximité de la petite gare du Coq. A côté de lui, deux étals présentant des brochures : les unes en néerlandais et les autres... en français. Quoi? En français sur le territoire sacré de la Flandre? Alors qu'on le répète continuellement : 'Hier spreekt men Vlaams' », peut-on lire dans le dernier numéro des Nouvelles de Flandre, organe de l'Association pour la Promotion de la Francophonie en Flandre (APFF).

Et à l'APFF de poursuivre : « Mais, surprise : les organisateurs disposent d'une autorisation tout ce qu'il y a de plus légale. Venus du département du Nord de la France, ils travaillent en collaboration avec la province de Flandre occidentale. Renseignements pris, il s'agit ici d'une vaste opération de mise en garde des jeunes à propos de l'alcool, des drogues, du tabac, du bruit, du soleil, des maladies sexuellement transmissibles, organisée dans le cadre du programme transfrontalier INTERREG IV, subventionné à 50% par l'Europe.

Ah, bon ! Et il y a d'autres activités de ce type qui impliquent l'usage du français au-delà de la frontière linguistique ? En réponse à notre curiosité, nous recevons en pleine figure une 'brique' luxueuse de 348 pages : 174 pages en néerlandais et autant en français, présentées en tête-bêche. L'ouvrage est publié en 2008 par le gouvernement flamand, sous le titre un peu (d)étonnant : 'Note stratégique France'*. Il relève les initiatives prises pour renforcer la coopération entre la Flandre et la France. L'avant-propos est signé par Geert Bourgeois, vice-ministre-président du Gouvernement flamand. (...)

Que la France ou l'un de ses départements passe des accords avec la Flandre n'est pas du tout gênant. Ce qui l'est, c'est qu'on développe, en dehors de notre pays, une politique qui devrait être mise en pratique dans notre pays. On est en droit de se demander comment s'explique l'incohérence des pouvoirs de l'Europe. Celle-ci exige d'une part que soit signé d'urgence un accord culturel entre les Communautés en Belgique, et par ailleurs elle favorise les visées autonomistes de la Flandre. L'Europe devrait plutôt encourager la Flandre à rechercher une collaboration avec la Communauté française dans son propre pays! (...)

Quand on se réfère aux données comptables fournies dans la 'note', on se rend compte que la Flandre 'voit grand' dans tous les secteurs : enseignement, recherche scientifique, économie, politique portuaire et routière, etc... Le gouvernement flamand dresse l'inventaire d'une centaine de projets réalisés dans le cadre d'INTERREG IIIA, IIIB et IIIC pour un montant total de plus de 250.000.000 d'euros (NdlR : oui, oui, le nombre de zéros est exact!) dont pas loin de 50% sont pris en charge par des fonds européens. La Wallonie participe à un quart des projets cités, mais un peu en parent pauvre, à qui on laisse 10% du montant total.

Comme on peut voir, il ne s'agit pas de subsides mineurs, mais de sommes colossales pour la réalisation de projets très ambitieux. Pour peu, on retirerait de cette analyse, l'impression que le Maréchal Bourgeois s'apprête à conquérir l'Europe. Il faut savoir qu'il existe à l'état-major des notes stratégiques relatives à l'Allemagne, aux Pays-Bas, au Royaume-Uni...

Moralité : Ce sont essentiellement des fonds européens qui couvrent la coopération entre la Flandre et la France, au détriment des Francophones de Belgique, sans oublier la minorité francophone de Flandre. »

Source : http://www.categorynet.com/communiques-de-presse/politiqu...

22/01/2010

Raffarin dans l'antre de la bête anglophone.

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Souce : http://bruxelles.blogs.liberation.fr/coulisses/2010/01/ra...

Nicolas Sarkozy a nommé un preux chevalier pour venir au secours de la belle francophonie que l’ogre anglophone menace de dévorer toute crue. Paré, depuis octobre dernier, du titre de « représentant personnel du Président de la République pour la francophonie », l’ancien premier ministre, actuel sénateur UMP et membre du conseil permanent de l’Organisation internationale de la francophonie (OIF), Jean-Pierre Raffarin, n’écoutant que son courage, s’est rendu dans la tanière de la bête, à Bruxelles, jeudi dernier, prêt à assumer tous les risques : « quand on défend la francophonie, c’est prendre le risque de la ringardisation », a-t-il soupiré. Il est reparti, dépité, sans assurance que la belle ne serait pas dévorée jusqu’au dernier escarpin, accompagné d’un jeune journaliste d’Europe 1 que la situation politique française intéressait beaucoup plus que la situation de la francophonie.

C’est en août dernier que Nicolas Sarkozy, lors de la conférence des ambassadeurs, a annoncé qu’il allait « upgrader » (rehausser) le poste de « représentant personnel pour la francophonie » en le confiant à un politique de haut rang. Une belle intention qui ne l’a pas empêché d’approuver la nomination de Catherine Ashton à la tête de la diplomatie européenne, le 19 novembre dernier, alors qu’elle est monolingue anglophone… L’Élysée ne semble pas avoir compris que les femmes et les hommes sont la clef du multilinguisme. Car, si le chef ne parle pas français, tous les projets sont rédigés en anglais, une langue qui véhicule d’autres valeurs que celles de la francophonie, comme l’a rappelé Raffarin : « il s’agit d’un combat pour les valeurs, pas contre l’anglais ». Il recevra d’ailleurs cette semaine à Paris la ministre européenne des affaires étrangères afin de s’assurer qu’une présence francophone dans son cabinet est bien prévue.

Le problème, il faut bien l’admettre, est que les francophones eux-mêmes ne sont pas les meilleurs défenseurs du français. Ainsi, le Représentant personnel de Sarkozy a rencontré les trois présidents lors de son bref séjour bruxellois : le Belge Herman Van Rompuy, le président du Conseil européen, le Portugais José Manuel Durao Barroso, le président de la Commission, et le Polonais Jerzy Buzek, le président du Parlement. Or, les deux premiers, bien que parfaitement francophone, le troisième ne parlant pas un mot de français, s’expriment désormais presque uniquement en anglais en public. Raffarin a raconté que Barroso lui a expliqué que lorsqu’il pratiquait la langue de Molière devant la presse, « cela créait des remous dans la salle ». « Je lui ai rétorqué que le fait qu’il parle anglais provoquait d’autres remous et qu’il n’y avait pas les bons remous et les mauvais remous »

Raffarin a dû reconnaître que « la situation du français n’est pas satisfaisante dans l’Union d’aujourd’hui. Nous voulons clairement qu’elle ait son identité partiellement francophone ». « Il y a un travail énorme à faire. L’Europe a engrangé son potentiel francophone dès le début et cela s’est dilué depuis ». Il s’est montré très inquiet de la composition du nouveau service des porte-paroles de la Commission où l’on ne compte pour l’instant qu’une Française et une franco-britannique. Résultat : sur la situation à Haïti, pays de la francophonie, la Commission et la chef de la diplomatie européenne se sont contentées de publier des communiqués en anglais. La version française sera disponible « lundi ou mardi ». Sans compter les chefs de cabinet des nouveaux commissaires, où les anglophones de naissance se taillent la part du lion. « Au Parlement européen, on me dit que tout faire en anglais, c’est plus facile, car ça coûte moins cher. À la Commission, on me dit que tout faire en anglais, c’est plus facile, car c’est plus rapide », s’est-il indigné.

Face à la mauvaise volonté des institutions européennes, « il va falloir accepter de passer par des gestes de caractère, pas de mauvais caractère ». Et de rappeler la « jurisprudence Chirac-Sellière », une référence à l’incident qui a opposé l’ancien Président de la République à l’ancien patron des patrons européens, un Français qui a rebaptisé l’UNICE, « Business Europe » : lorsque ce dernier a pris la parole en anglais, Chirac est sorti de la salle. « Il ne s’agit pas que tout le monde parle français, mais de s’assurer qu’il y a une présence forte du français » : « il faut organiser cette exigence francophone ».

Je lui ai suggéré de créer un « tableau de bord » du multilinguisme : pointer régulièrement le nombre de textes uniquement disponibles en anglais, les sites européens uniquement anglophones, les porte-paroles incapables de s’exprimer dans une autre langue étrangère que l’anglais, etc. Il m’a promis d’examiner l’idée.

Maria Niculescu, la représentante permanente auprès de l’Union européenne de l’OIF, a estimé que tout n’était pas perdu, lors de la conférence de presse de Raffarin : « auparavant, il fallait démarcher les Représentations permanentes pour leur proposer des cours de français. Depuis deux ans, c’est l’inverse, les nouveaux pays membres ayant compris que parler français était une nécessité à Bruxelles ». Elle a notamment salué la mobilisation de la Pologne et de Chypre, de plus en plus sensibles à cette problématique du multilinguisme.

 

06/10/2008

Francophonie - Union Européenne : avancer ensemble.

 

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Selon un communiqué reçu, hier, le Secrétaire général de l’Organisation internationale de la Francophonie (Oif), Abdou Diouf et le président de la Commission européenne (Ce), José Manuel Barroso, se sont félicité du fait que la ‘’convergence’’ née de leurs actions a permis de faire avancer le dialogue politique dans certains pays en sortie de crise.

Cette rencontre a eu lieu au siège de la Commission à Bruxelles et témoigne de la qualité du partenariat entre la Commission et l’Oif, renforcé par la signature du Protocole d’accord entre les deux organisations en 2006.

« Au-delà du partage des valeurs communes, c’est la convergence des missions et de l’espace d’action et de partenariat qui a appelé les deux organisations à la recherche de complémentarité et de synergie de leur action », explique le communiqué reçu, hier. Il ajoute « qu’elles ont renforcé le dialogue, la concertation et la coordination de leurs interventions en faveur des pays auxquels elles portent un intérêt commun, dans des domaines prioritaires, comme : la démocratie, les droits de l’Homme et la prévention des conflits, la diversité culturelle et linguistique, l’éducation et la formation, le développement économique et social ».

MM. Diouf et Barroso se sont félicité de l’avancée du dialogue politique en cours dans certains pays en sortie de crise, ainsi que des expériences menées en commun, notamment, dans le domaine de la médiation, de l’alerte précoce et des processus électoraux qui méritent d’être intensifiés.

Le patron de l’Oif a salué l’initiative du président Barroso menée dans le domaine du multilinguisme au cours des années 2007-2008 et qui a conduit à l’adoption, en septembre 2008, de la communication « Multilinguisme : un atout pour l’Europe et un engagement commun ». Il a également rappelé la très grande importance que la Francophonie accorde à la promotion de la diversité culturelle et linguistique et, dans ce contexte, à la promotion de la langue française au sein des organisations internationales, dont l’Ue.

« L’Europe, par sa grande diversité, dont le respect est érigé en principe fondateur, constitue un théâtre idéal de la réalité vivante du multilinguisme », a poursuivi M. Diouf.

Selon le document, les deux hommes ont également échangé leurs points de vue à propos des Accords de partenariat économique (Ape) négociés actuellement par l’Ue avec les pays d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique (Acp). Dans ce cadre, Abdou Diouf a souligné l’engagement de l’Oif, aux côtés du Commonwealth, à poursuivre leur action dans le renforcement des capacités des pays Acp dans le domaine des négociations commerciales.

 
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