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22/03/2010

La Francophonie avance sur le terrain politique

 

A l’occasion de la célébration du 40ème anniversaire de la Francophonie au palais de l’Elysée à Paris, le président de la République française, Nicolas Sarkozy, a appelé l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) à engager un combat politique.


« Parce que l’Organisation de la Francophonie, c’est à la fois des pays du Nord et du Sud, des pays de l’Orient et de l’Occident a affirmé le Président samedi 20 mars devant plus de 600 personnes. À quoi cela servirait-t-il, […] d’avoir des valeurs communes, si nous ne transformions pas cette adhésion à des valeurs communes en prises de positions politiques. L’OIF a-t-elle des choses à dire pour la préservation de notre planète ? Je pense que oui. L’OIF a-t-elle des choses à dire sur la gouvernance mondiale ? Eh bien moi, je pense que oui. L’OIF, de mon point de vue ne peut pas accepter qu’il n’y ait pas un pays africain, francophone ou non, qui soit membre permanent du Conseil de Sécurité. C’est un enjeu politique majeur, et la Francophonie est dans son rôle en portant cette idée là. La Francophonie ce n’est pas simplement des intellectuels, des amoureux des lettres, de la langue, tout cela oui, mais cela doit se traduire aussi dans un combat politique »,
Selon lui, la Francophonie est d’abord l’expression d’une « solidarité agissante ». « La Francophonie, c’est l’expression d’une solidarité et je l’ai personnellement ressenti en me rendant le mois dernier auprès du peuple d’Haïti confronté à la pire catastrophe de son histoire. La France apportera une aide considérable à la reconstruction de ce pays dévasté et je remercie l’OIF de s’être mobilisée », a-t-il précisé.


Malgré le fait qu’au cours de ces dernières années, dans la presse, le thème du recul de la langue française face à l’anglais a été régulièrement abordé, Nicolas Sarkozy a noté une progression et a appelé également les pays francophones à se battre contre le monolinguisme. Le président français a indiqué que plus de 200 millions de personnes étaient francophones et ce nombre ne cessait de croître. Dans le monde entier, 900 000 professeurs enseignent chaque année le français à plus de 50 millions d’élèves.


« Jamais dans le passé, autant d’être humains ne se sont exprimés en français, jamais la demande de français n’a été aussi grande et pourtant un sentiment existe : le français est menacé. Le problème, c’est la tendance actuelle vers le monolinguisme, c’est l’aplatissement et l’appauvrissement culturel. Défendre le français, c’est défendre la diversité culturelle dans le monde. Ce n’est pas un bras fer entre les uns et les autres, mais pourquoi ne peut-on pas avoir deux langues internationales ? », a demandé Nicolas Sarkozy.


A la question de savoir si la Francophonie avait vraiment reculé en Asie du Sud-Est, Ousmane Paye, conseiller spécial du Secrétaire général de l’OIF a tenté d’apporter un élément de réponse. Il a estimé la Francophonie ne recule pas en Asie mais qu’elle fait face à certaines difficultés. « [L’ex] Premier ministre Jean-Pierre Raffarin, qui représente le président français, va prochainement se rendre en Asie du Sud-Est pour que le programme de classe bilingue de l’Agence universitaire de la Francophonie puisse reprendre. Ce que vous déplorez est une réalité et nous la déplorons autant », a-t-il expliqué lors d’un entretien.
Le Président de la République française et Abdou Diouf, secrétaire général de l’OIF ont également rendu hommage aux pères fondateurs de la Francophonie, dont le Roi-père Norodom Sihanouk.

Source : http://www.cambodgesoir.info/index.php?option=com_content...

 
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