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22/09/2010

L'Ontario a la recherche de francophones!

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Le gouvernement de l'Ontario peine à recruter des travailleurs francophones. Il n'arrive pas à recruter suffisamment de candidats francophones pour occuper des postes spécialisés dans des organismes, des conseils et des commissions. Ces postes sont réservés à des travailleurs francophones.

Cette situation peut causer des délais dans la mise en place de comités. Ainsi, le gouvernement demande l'aide de l'Assemblée de la francophonie de l'Ontario.

Par exemple, l'Ordre des métiers de l'Ontario, un ordre nouvellement créé, cherche depuis plusieurs mois un francophone pour siéger à son conseil des nominations. Le ministre de la Formation, des Collèges et des Universités, John Milloy, explique que la tâche est plus ardue que prévu. « Le gouvernement a présenté le projet de loi [sur l'Ordre des métiers de l'Ontario] et indiqué qu'il faut avoir la représentation de tous les Ontariens, y compris des francophones. Malheureusement, quand on a commencé à nommer les candidats, il n'était pas possible de trouver un francophone ». John Milloy, ministre de la Formation, des Collèges et des Universités.

L'Ordre a donc demandé l'aide de l'Assemblée de la francophonie de l'Ontario, un organisme provincial qui représente les francophones de la province. Sa présidente, Mariette Carier-Fraser, affirme que le gouvernement contacte régulièrement l'organisme pour trouver des candidats capables de pourvoir des postes vacants. « Ils n'ont pas de candidats francophones, puis ils cherchent quelqu'un avec des critères et des compétences très particulières. Souvent, c'est fait à la dernière minute », dit-elle.

Pour régler le problème, l'Assemblée de la francophonie de l'Ontario lance un appel pour créer une banque de candidats francophones. Le ministre Millroy salue cette initiative. « C'est bon d'avoir une liste des candidats possibles, mais aussi, il faut demander à chaque candidat de se présenter », affirme-t-il.

En Ontario, il existe plus de 600 organismes, conseils et commissions.

Selon l'Office des affaires francophones de l'Ontario, il y a plus de 600 000 francophones en Ontario, ce qui représente, au pays, la plus grande communauté francophone hors Québec.

Source : http://www.radio-canada.ca/regions/Ontario/2010/09/03/006...

15/03/2009

La création d'un visa francophone.

 

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Source : http://www.bienpublic.com/actu/region/20090315.BPA1726.html

LE BIEN PUBLIC.- Vous êtes né à Dijon. Quels liens entretenez-vous aujourd'hui avec la Côte-d'Or ?

Alain Joyandet.- Dijon est la première ville que j'ai vue de ma vie, puisque j'y suis né… Il y a pire ! C'est là que j'ai effectué une partie de mes études, au lycée Montchapet - où François Sauvadet était mon camarade, d'ailleurs. J'éprouve donc un attachement profond pour Dijon et pour cette Bourgogne dans laquelle plonge une partie de mes racines et où j'ai noué, au fil du temps, de solides amitiés.
En plus, je suis longtemps resté dans ce territoire de Franche-Comté (Gray) qui se trouve aux confins de la région (vallée de la Saône), donc très proche sur un plan identitaire…
LBP.- Comment percevez-vous la politique menée à Dijon et en Côte-d'Or ?

AJ.- Je constate que Dijon est la ville agréable et chaleureuse que j'aime. Cela prouve qu'au-delà de nos engagements partisans, il y a des hommes sur lesquels reposent notre bien-être, notre « vivre ensemble » et, par extension, notre démocratie.
Il me semble que, récemment, les Dijonnais ont exprimé leur satisfaction à l'égard de M. Rebsamen. J'ai également pu constater que la politique de mon ami François Sauvadet semblait très appréciée, notamment lors de la conclusion du dossier de l'agglomération beaunoise. J'ai la conviction que l'un et l'autre sont passionnés par leur mission. C'est bien là l'essentiel.

LBP.- Au regard des difficultés que rencontre la droite locale, ne seriez-vous pas tenté par une aventure contre François Rebsamen ?

AJ.- Figurez-vous que cette idée m'a traversé l'esprit à l'époque où je me suis implanté à Vesoul - il y a 20 ans -, en quittant la vallée de la Saône. Je crois que la question n'est plus d'actualité.

LBP.- Quels commentaires portez-vous sur « l'affaire Kouchner » ? Nos relations, avec l'Afrique en ont-elles pâti ?

AJ.- A ma connaissance, Bernard Kouchner n'a rien fait d'illégal. Je travaille au quotidien avec lui, en bonne intelligence. Je ne crois pas que cette affaire - d'ordre privé, je le rappelle - soit de nature à déstabiliser les relations franco-africaines qui sont bien solides, croyez-moi, et assez fortes, pour résister à ces aléas ! Aucun discrédit n'a donc été jeté sur la France.
Nous sommes aujourd'hui dans un tournant. La relation avec l'Afrique est en mutation : je travaille à la rendre moins paternaliste et plus partenariale. Il suffit de regarder la restructuration de nos forces militaires sur le continent pour comprendre que c'est une tendance irréversible.
C'est en Afrique que la croissance s'accélérera le plus dans les décennies à venir

LBP.- De quels moyens disposez-vous aujourd'hui pour votre ministère quand on sait les économies nécessaires en ces temps de crise ?

AJ.- La coopération est, depuis le Général de Gaulle, l'un des fondements de la diplomatie française. Aussi, malgré la crise, elle ne doit pas être sacrifiée. L'aide publique au développement ne baissera donc pas en 2009 : elle augmentera même de 2,5 %. Aujourd'hui, la France alloue plus de 7 milliards d'euros à son effort de solidarité, ce qui la place au 3e rang des bailleurs mondiaux (après les Etats-Unis et l'Allemagne) pour le développement.
Par ailleurs, nous sommes mobilisés, plus que jamais, pour faire reculer la pauvreté dans le monde. Nous sommes convaincus que le développement économique est la clef de ce recul. Ainsi, dans quatre ans, nous aurons déployé 2 milliards et demi d'euros supplémentaires pour financer la création d'entreprises africaines. C'est ce qu'attend de nous cette immense jeunesse qui vit dans l'hémisphère Sud.

LBP.- Avec l'évolution des rapports Nord-Sud et le rééquilibrage des forces économiques dans le monde, peut-on dire aujourd'hui qu'on a véritablement rompu avec la Françafrique ?
AJ.- De toute évidence, nous sommes entrés dans une nouvelle relation avec l'Afrique. J'espère vivement qu'à l'occasion du Sommet du 2 avril (le G20), à Londres, nous ferons un grand pas vers le rééquilibrage financier et économique entre le Nord et le Sud.
C'est en Afrique que la croissance s'accélérera le plus dans les décennies à venir. Elle pourra ainsi dynamiser notre propre croissance.
Aujourd'hui, l'Afrique n'est plus notre pré carré exclusif : les puissances émergentes s'y intéressent (Chine, Inde, Malaisie) et nous obligent à nous remettre en question. Nous voyons dans cette nouvelle concurrence un formidable défi à relever.

LBP.- Ne risque-t-on pas de voir émerger d'autres scandales liés à la Françafrique ?

AJ.- Il faut perdre cette mauvaise habitude qui consiste à parler de l'Afrique de façon menaçante, craintive, péjorative. Je souhaite qu'on prenne la mesure de l'immense attente d'un continent qui hébergera bientôt 1 milliard d'habitants, à 12 km des côtes européennes !
Je travaille beaucoup avec les jeunes générations, et c'est ce qu'elles nous demandent ! Je crois qu'il est temps pour la France de capitaliser sur ce patrimoine commun dont nous disposons : une même langue, une histoire partagée.
Bien sûr, notre passé commun a ses zones d'ombres et de lumières. C'est un tout. Il faut le prendre tel quel car on ne construit jamais un avenir vertueux en tirant un trait sur le passé.

LBP.- La France investit-elle toujours autant qu'avant en Afrique ? Et dans les écoles notamment ?

AJ.- Nous avons compris que les subventions à outrance n'aidaient pas véritablement les pays à s'en sortir. Certains secteurs doivent cependant être aidés comme l'éducation, la santé et les infrastructures collectives.
Pour nous, l'éducation est la clef du développement. La France s'est engagée à scolariser, d'ici à 2015, près de 8 millions d'enfants en Afrique. Il faut accompagner la réalisation de cette promesse à une possibilité pour ces jeunes d'avoir un jour une profession, de construire une famille, de conquérir leur autonomie…
LBP.- Quel discours faut-il tenir avec nos partenaires francophones quand dans le même temps il y a nécessité de réguler l'immigration ?

AJ.- J'ai proposé à Eric Besson la création d'un « visa francophone » destiné à faciliter les échanges. Il s'adresse à tous les Africains qui ont besoin de se déplacer souvent vers la France, parce qu'ils ont un projet précis (participation à un colloque, à un festival, à un cycle d'études ou à une formation professionnelle) et qui participent ainsi au rayonnement de nos cultures respectives.
Ce passeport, à créer, nous permettra de compléter l'excellente politique mise en œuvre par Brice Hortefeux.

LBP.- Un mot sur la situation à Madagascar ? La France n'a-t-elle pas le devoir d'accompagner les transitions en cours dans ce pays ?

AJ.- Je vous le disais, la France n'a plus vocation, même à Madagascar, à porter, seule, la résolution des conflits. C'est pourquoi je me suis rendu à Tananarive avec une délégation de la Commission de l'Océan Indien (dont la France fait partie via la Réunion).
Nous avons rencontré toutes les parties « en voisins » et leur avons adressé un appel au dialogue. C'est un exemple de cette nouvelle relation que nous voulons construire avec l'Afrique. Pour autant, la France reste le partenaire majeur de la Grande île, c'est un fait lié à l'histoire et à notre passé commun. En témoignent ces 20 000 Français qui résident sur la Grande île dont il faut garantir la sécurité.

LBP.- Quels sont vos prochains projets ?

AJ.- Dans le cadre de la mission que l'on m'a confiée au gouvernement, j'ai l'intention de tripler le nombre de volontaires internationaux d'ici 3 ans, de mettre en œuvre une grande politique pour les femmes en Afrique, un partenariat mondial pour la relance de l'agriculture vivrière - qui a été si sacrifiée depuis 15 ans et augmenter de 50 % nos partenariats avec les ONG.
J'ai donc un programme riche et enthousiasmant… Sans parler de l'obligation d'être sur le qui-vive, prêt à monter dans un avion pour répondre à l'actualité imprévue : coup d'État en Guinée Conakry, République démocratique du Congo, Madagascar, etc.
Enfin, sur l'Hexagone, je poursuivrai mon tour de France de la coopération décentralisée, que j'ai commencé à Dijon au mois de janvier, pour encourager les Français à la solidarité internationale.
LBP.- Un mot sur la Journée de la francophonie ? Quelle est son utilité ?
AJ.- C'est l'occasion de susciter partout dans le monde une sorte de communion avec les quelque 200 millions de locuteurs francophones et de rappeler que la Francophonie n'est pas seulement la défense du français mais une dynamique internationale qui milite pour la démocratie, la transparence, les Droits de l'Homme et le respect de la planète.
Toutes les valeurs sont portées par notre langue, partagée dans 53 pays !

 
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