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06/10/2009

XXIXéme Assemblée Générale de l'Association Internationale des Maires Francophones (AIMF)

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Une participation exceptionnelle

A l'occasion du 30e anniversaire de l'AIMF, près de 500 élus locaux venus des pays de l'espace francophone, mais aussi des Etats-Unis et du monde arabe, se sont retrouvés à Paris autour du thème des dialogues des cultures.

En séance d'ouverture, M. Bertrand Delanoë, Maire de Paris et Président de l'AIMF a déclaré « Ce début de XXIème siècle peut être angoissant, mais il ne peut pas être celui du choc des civilisations. C'est pourquoi nous avons placé cet événement sous le signe du dialogue des cultures, pour une Francophonie ouverte et qui s'enrichisse de sa diversité. »

M. Jacques Chirac, ancien Président de la République française et cofondateur de l'association, M. Bernard Kouchner, ministre des Affaires étrangères et européennes, M. Jorge Sampaio, ancien Président de la République portugaise et Haut représentant des Nations Unies pour l'Alliance des civilisations, et M. Abdou Diouf, ancien Président de la République du Sénégal et Secrétaire général de la Francophonie, ont rappelé le rôle des villes dans le développement et dans la recherche de la paix. Tous ont souligné la place importante de l'AIMF dans le développement de la solidarité entre les villes.

Le dialogue des cultures au coeur des échanges

Les maires francophones ont souhaité, pour leur 30e anniversaire, se retrouver autour du thème du dialogue des cultures. A cet égard, ils ont notamment recommandé de renforcer les mécanismes de participation aux affaires municipales de l'ensemble des composantes culturelles des villes, de développer les manifestations culturelles qui valorisent toutes les composantes de leurs villes, et d'encourager les échanges culturels en mettant en oeuvre des projets de coopération centrés sur l'art et la culture.

A l'occasion de ces travaux s'est tenue une réunion spéciale des membres des Bureaux de l'Organisation des Villes Arabes et de l'AIMF. Les deux associations ont déjà, en 2008, lancé un projet commun d'adduction d'eau qui à terme bénéficiera à 600 000 habitants de la ville de Nouakchott. Elles ont décidé de poursuivre cette coopération en bâtissant un projet culturel commun dédié à la connaissance, et en élaborant un rapport commun pour mettre en avant leurs efforts respectifs pour contribuer au dialogue des cultures et au rapprochement des civilisations.

Une solidarité concrète

Le Bureau, réuni le 1er octobre, a attribué de nouvelles subventions pour un montant d'1,5 million d'euros, qui portent l'investissement de l'association pour l'année 2009 à plus de 5 millions d'euros. Les investissements décidés par le Bureau rendront possible la réalisation de projets contribuant à l'atteinte des Objectifs du Millénaire pour le Développement :
- Formation et sensibilisation à la décentralisation à Bandundu (République Démocratique du Congo)
- Assainissement et accès à l'eau potable à Vientiane (Laos), Bandiagara (Mali), Bobo-Dioulasso (Burkina Faso) et Kpalimé (Togo)
- Centre de santé à Kinshasa (Rép. Démocratique du Congo) et installation sanitaire à Mopti (Mali)
- Création d'espaces publics de quartiers à Praia (Cap Vert) et Diego Suarez (Madagascar)

Le Bureau a également décidé de nommer M. Pierre Baillet, ancien Secrétaire permanent adjoint, au poste de Secrétaire permanent.

Assemblée générale : des décisions déterminantes pour l'avenir de l'association

Lors de l'Assemblée générale qui s'est tenue le 3 octobre, les maires francophones ont adopté le Programme d'orientation 2010-2013, qui guidera l'action de l'association pour les quatre prochaines années. Ce programme, qui prévoit un budget d'investissement d'une trentaine de millions d'euros, est structuré autour de deux axes :

> Le renforcement des capacités politiques et techniques des élus locaux avec des projets concrets concernant la gestion des villes et l'atteinte des Objectifs du Millénaire pour le Développement.

> La valorisation du savoir-faire des maires francophones en matière de régulation urbaine non seulement au sein du réseau des maires francophones mais aussi des organisations mondiales

Plusieurs villes et associations de villes ont été admises, notamment Lafayette, en Louisiane, qui devient ainsi la première ville américaine à faire partie de l'AIMF. Enfin, il a été décidé que le prochain Bureau se réunira au printemps 2010 à Liège et que le thème de l'Assemblée générale qui suivra à l'automne de la même année portera sur « Villes et universités au service du développement ».

Source :http://www.aimf.asso.fr/

 

13/11/2008

Quelles prérogatives pour la Francophonie?

 

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Source : AFP

Des voix se sont élevées au XIIe sommet de la Francophonie à Québec en faveur d'un recentrage de l'organisation sur la défense du français et de la diversité culturelle, craignant une "dérive" vers une organisation politique réduite à "une Onu bis sans moyen".

Les chefs d'Etat et de gouvernements ont débattu dimanche, au cours d'un sommet dominé par la crise financière, de la langue française, pour la première fois thème à part entière d'un sommet de la Francophonie, aux côtés de la gouvernance économique, de l'Etat de droit et de l'environnement.

Toutefois, certains participants s'interrogeaient sur le tournant politique pris depuis quelques années par l'Organisation internationale de la Francophonie, au risque de devenir, selon les termes d'un expert du sujet Dominique Wolton, "une ONU bis sans moyen".

"On se demande parfois quelle est la pertinence de ce forum pour débattre d'un certain nombre de sujets", a déclaré à l'AFP pendant le sommet le secrétaire d'Etat belge aux Affaires étrangères Olivier Chastel, résumant un avis partagé par d'autres délégués.

"Que la Francophonie s'occupe clairement du développement du français, des grands thèmes généraux comme la liberté de droits, OK. Mais pour les points de politique étrangère, les conflits se règlent à l'Onu", a-t-il estimé.

Du coup, la déclaration finale de Québec est, selon lui, un texte "fourre-tout" qui comprend beaucoup de "déclarations de principes" sur les grands thèmes abordés mais qui ne peut s'engager au-delà de ce qui est décidé dans les instances internationales "adéquates".

"A quoi sert à l'avenir un organisme mondial de la Francophonie si la défense de la langue commune est au dernier rang de ses préoccupations? s'interrogeait pour sa part le quotidien québécois Le Devoir.

Pour Dominique Wolton, la Francophonie doit se recentrer sur "ce qu'elle sait faire: défendre le français c'est défendre toutes les autres langues et le pluralisme linguistique" dans un monde dominé par l'anglais.

"Si la Francophonie continue à ressembler à une ONU bis, elle y gagnera peut-être en tapis rouges mais elle y perdra son âme. A faire des grandes déclarations sur tout, elle y perd sa crédibilité", a-t-il affirmé à l'AFP.

Il critique également "l'absence de vision stratégique de la France en matière de Francophonie" alors qu'elle finance à 80% ses institutions. Il milite pour une "Académie de la Francophonie" qui intègre le "français des banlieues, de l'Outre-mer, des francophones" et pour une "Francophonie des affaires".

Le Bénin a proposé au sommet la création d'un "visa francophonie" facilitant la circulation des personnes, une idée défendue dans un rapport publié en juin qui critiquait une France "repliée sur elle-même".

Le secrétaire général de la Francophonie Abdou Diouf a lui estimé que la défense du français et de la diversité allait de pair avec "des choix politiques forts" visant à "l'émergence d'un multilatéralisme plus équilibré, plus solidaire".

Dans la déclaration finale, les membres de la Francophonie s'engagent à "garantir sa pleine reconnaissance sur la scène internationale" notamment par l'application d'un vademecum sur l'utilisation du français dans les instances mondiales.

Ils défendent "un pacte linguistique" entre l'OIF et les Etats et gouvernements qui le souhaitent pour favoriser l'utilisation du français.

La Francophonie compte quelque 200 millions de francophones dans le monde. Le français, en perte de vitesse, est la neuvième langue parlée dans le monde derrière le chinois, l'anglais, l'indi, l'espagnol, le russe, l'arabe, le bengali et le portugais.

La France a dépensé 410 millions d'euros en 2008 pour l'enseignement du français dans le monde en 2008. Le British Council vient de lancer un programme visant à faire passer le nombre de locuteurs anglophones de 2 à 3 milliards avec un investissement de 150 millions d'euros.

22/09/2008

XIIe Sommet des chefs d'Etat de la Francophonie.

 

 

Le XIIe Sommet des chefs d’Etat de la Francophonie se déroulera en octobre 2008 dans la ville de Québec.

Juste avant ce Sommet, Nicolas SARKOZY prononcera, le 17 octobre, un discours devant l’Assemblée Nationale du Québec. « C’est la première fois qu’un Président de la République française le fera » a déclaré M. CHAREST, Premier Ministre du Québec, voyant là un important signe de reconnaissance politique envers la province canadienne. La dernière personnalité politique française de haut rang à avoir accompli ce geste était Laurent Fabius en 1984. Il était alors Premier Ministre.

Ce discours constituera aussi un geste symbolique dans la perspective du 400e anniversaire de la fondation de la ville de Québec…

Il représentera enfin une excellente opportunité de voir la francophonie valorisée au plus haut niveau, et de témoigner des enjeux politiques prioritaires qui lui sont associés.

 
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