Avertir le modérateur

20/10/2010

22 au 24 octobre : le Sommet de Montreux.

somm_francoph_montreux_2010.jpg

 

La Suisse va accueillir du 20 au 24 octobre le 13ème sommet de la Francophonie qui va se tenir en cette année de célébration du 40ème anniversaire de la création de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIT) et plus de 70 Chefs d’Etat sont attendus à cet événement .

 

Plus de 70 chefs d’Etat et 3000 délégués sont attendus sur les rives du lac Léman à Montreux, en Suisse, où se tiendra du 20 au 24 octobre, la 13ème édition du sommet de la Francophonie, rapporte swissinfo.ch, cité par Le Potentiel. Au cœur du débat: les enjeux qui interpellent aujourd’hui la Francophonie, qu’ils soient politiques, économiques, environnementaux ou culturels. La langue française est présente sur tous les cinq continents, parlée par 200 millions de personnes.  Ca­nada, Belgique, Maroc, Libree, Ma­dagascar, Polynésie française et de nombreux autres encolle... 56 pays sont membres de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF); qui fête son 40ème anniversaire cette année.  La suisse en est membre depuis 1989.


Swissinfo.ch suivra de près le Sommet en lui-même, mais propose d’ores et déjà un dossier multimédia qui, à travers différentes rubriques, aborde aussi bien la diversité des problématiques liées à la Francophonie institutionnelle que, sur le terrain, sa formidable pluralité linguistique, culturelle et politique. Les articles, informations de fond, interviews et analyses sont accompagnés de galeries photos, diaporamas audio et d’une carte interactive représentant le monde francophone.


De plus, un quiz propose de tester ses connaissances sur les dialectes en Suisse romande.

Le dossier principal est proposé en français, un mini-dossier est disponible en allemand et en italien. Ce dossier est mis à disposition de tous les médias souhaitant enrichir leur couverture de l’événement. Les articles swissinfo.ch peuvent être publiés en indiquant la source, et en plaçant un lien vers le dossier.

Des élections à prévoir


Le site Internet francopresse.ca indique qu’Abdou Diof, le secrétaire général de cette organisation francophone, sollicitera un troisième mandat. L’ancien président sénégalais a été nommé secrétaire général de la Francophonie au sommet de Beyrouth (Liban) en 2002 puis réélu pour un autre mandat de quatre ans à Bu­carest (Bulgarie) en 2006.

Il va se frotter à l’écrivaine française d’origine camerounaise, Calixthe Beyala, qui a également annoncé sa candidature.

Agée de 49 ans, l’écrivaine souhaite ainsi devenir la première femme à siéger à la tête de l’Organisation internationale de la Francophonie, anciennement l’Agence de coopération culturelle et technique.

D’ailleurs, elle estime disposer de bonnes chances de repartir de Montreux avec ce nouveau défi qui l’attend. « J’ai obtenu énormément de soutien des pays francophones dans l’ensemble. Quand on regarde sur Internet, ma candidature provoque vraiment de l’exaltation au niveau des peuples francophones, qu’ils soient du Canada, de la France, de la Belgique ou de l’Afrique. Donc, tout va bien. Je n’ai pas dit que je vais gagner. Je suis une démocrate. Les choses ne m’ont  jamais été données et je me suis toujours- battue avec mes idées», dit Calixthe Beyala sur son site web.


Quant à son principal adversaire, Abdou Diouf, il est âgé de 75 ans et a connu une longue carrière politique au Sénégal avant de joindre les rangs de l’OIF. En effet, il a accédé à la présidence de la République du Sénégal en 1981 pour ensuite être réélu en 1983, 1988 et 1993. En 2000, il subit une défaite aux mains d’Abdoulaye Wade. Récemment, ses méthodes de gestion de fonds de l’OIF ont été remises en question à l’échelle internationale.

Ces jours-ci, des rumeurs circulent à l’effet que l’actuel premier ministre du Québec, Jean Charest, dont le parti libéral est éclaboussé par diverses allégations plutôt sérieuses, préparerait sa sortie de l’Assemblée nationale à Québec (Canada) et qu’il aurait un intérêt envers le poste de secrétaire général de la Francophonie.

La Suisse alémanique peu concernée


Le bureau du premier ministre québécois confirmait, le 2 septembre 2010, que Jean Charest, qui avait été l’hôte du dernier sommet de la Francophonie à Québec en 2008, entendait se rendre en Suisse à la fin octobre afin de participer au sommet de Montreux.


Enfin, il y a environ un an, Jean: Charest avait manifesté son appui à Abdou Diouf sur les ondes. Il avait dit souhaiter que M. Diouf soit reconduit pour un troisième mandat à la tête de la Francophonie internationale.

Alors que la ministre des Affaires étrangères Micheline Calmy­ Rey y voit une « chance pour la Suisse », cet événement ne récolte que peu d’enthousiasme en Suisse alémanique. Selon l’AFP, dans les rues de Berne, quand on aborde les passants pour évoquer le prochain sommet de la Francophonie, on se heurte à des regards embarrassés.

« Je ne vois pas le sens d’une telle manifestation. Pourquoi un sommet de la Francophonie ? A mon avis, les Romands devraient d’abord penser à mieux apprendre l’allemand », lance Margril Westermeier de Jegenstorf bel Bern. Son man, pour sa parc, plaide, toutefois, pour la tolérance se trouve bien que l’on s’engage pour le maintien de la culture et de la langue. Une autre quidam abonde dans son sens: La langue française fait partie de la Suisse. Nous devons nous montrer solidaires ».


Par ailleurs, la tenue du 13ème sommet de la Francophonie en Suisse fait suite à des circonstances extérieures. Initialement, le grand raout annuel du monde francophone aurait dû se dérouler à Madagascar. Mais après les tensions politiques de Van dernier, l’organisation du sommet a été attribuée en urgence à la ville vaudoise de Montreux. Près de 70 chefs d’Etat et de gouvernement, 3000 délégués et des centaines de journalistes sont attendus fin octobre sur la Riviera vaudoise. Pour protéger, les participants, environ 6500 militaires seront engagés.

30 millions de francs débloqués


Ce qui ne va pas sans engendrer des coûts importants pour la Confédération 30 millions de francs ont été débloqués pour l’ensemble de la manifestation. Initialement, la ministre des Affaires étrangères Micheline Calmy-Rey avait réclamé 35 millions de francs. Mais le Parlement, mécontent d’une évaluation jugée exagérée des coûts et de la volonté de faire passer la pilule par la voie urgente, a décidé d’amputer le budget de cinq millions de francs. Dans la capitale fédérale, la vox populi se montre peu compréhensive à la mention du montant des deniers publics attribués au sommet de Montreux. C’est la cerise sur le « gâteau », tonne Anna Stahli de Berne.


«  C’est un peu déplacé de verser autant d’argent pour un sommet », s’emporte un autre Bernois. Ce dernier ne comprend pas pourquoi la Suisse est prête à dépenser autant pour un tel évènement alors que, proportionnellement, la Romandie ne représente qu’une petite partie du pays.


« Je suis favorable à ce que l’on soutienne une langue commune comme l’anglais, avec laquelle on puisse communiquer partout », affirme une jeune Zuri­choise. « Il serait plus important de s’engager pour le maintien du dialecte qui est actuellement menacé par la hausse de l’immigration demandée en Suisse », soutient, pour sa part, Anna Stähli. Eva Wüthrich partage cet avis: « Les dialectes sont l’essence de notre pays ». Et de plaider pour une utilisation plus consciencieuse des langues, afin d’éviter ce qu’elle nomme une purée linguistique. Car, pour Eva Wüthrich, le multilinguisme est un « bijou » de la Suisse. Mark Scherrer estime, lui, que la Suisse alémanique, l’Allemagne et l’Autriche devraient s’engager ensemble pour la revalorisation de la langue allemande et mieux lutter contre les anglicismes.


Réseau important


L’écrivain et professeur émérite de germanistique de l’université de Zurich, Peter Von Matt, estime que l’idée d’un « Com­monwealth » à la sauce allemande serait absolument judicieuse. « Les variantes écrites de l’allemand employées par les Suisses, les Autrichiens et les Allemands ont toutes leurs particularités et leur justification. C’est une réalité bien trop peu connue, affirme-t-il.


Peter von Matt est, toutefois, conscient que la « situation de l’allemand en Suisse est aujourd’hui plus précaire que ce que l’on veut bien admettre ». Au lieu de considérer le dialecte et le ban allemand (hochdeutsch) comme deux formes d’une langue maternelle, le dialecte est déclaré langue maternelle alors que le bon allemand est perçu comme une langue étrangère; La tendance à vouloir éviter le langage écrit et le bon allemand est grande. « Aujourd’hui, l’ambition d’utiliser une langue de manière complète se dirige presque uniquement sur l’anglais. Mais, en même temps, toute notre culture est centrée sur le grand espace linguistique germanophone », soutien Peter von Matt.


Pour Peter von Matt, un sommet de la Francophonie fait sens. Car la langue française est également menacée et oppressée par le développement de l’anglais comme langue globale et scientifique. Ainsi, les expériences réciproques et l’échange d’informations sont cruciales: « Nous avons besoin de mesures concrètes pour maintenir l’anglicisation de la culture mondiale, qui a certes un sens, dans des frontières raisonnables

Grace à un tel sommet, la conscience et la culture linguistique de nombreux pays ou provinces francophones peuvent être revalorisées. Si le Conseil fédéral (gouvernement) accorde autant d’importance à cet événement, c’est peut-être, dû au fait que 13 ministre des Affaires étrangères Micheline Calmy-Rey, y voit le moyen de renforcer la tradition conciliation de la Suisse aujourd’hui, mise à mal.

L’Organisation internationale de la Francophonie peut constituer un réseau important pour la Suisse, qui n’est ni membre de l’Union européenne ni de l’Espace économique européen. En tant que quatrième plus grand contributeur, derrière la France, le Canada et la communauté francophone de Belgique, elle occupe du moins une position importante au sein de l’organisation.

 

Source : http://www.digitalcongo.net/article/70743

24/11/2008

Une nouvelle ère pour la francophonie?

 

francophonie2.gif

Source : http://www.lemonde.fr/opinions/article/2008/11/07/que-s-o...

Auteur : Claude Hagège

Au 12e Sommet de la francophonie, soixante-huit Etats viennent de montrer leur détermination à promouvoir davantage encore la langue française dans le monde. Le cadre en était le quartier même de la ville de Québec (400e anniversaire cette année) où les troupes françaises, en trop faible nombre, subirent une défaite, prélude au traité de Paris qui, en 1763, chassa la France des immenses territoires où sa langue et sa culture étaient présentes depuis plus de cent soixante ans et y instaura le règne de l'anglais.

Les Etats-Unis et la Grande-Bretagne, pays amis de la France, continuent de voir dans le français un obstacle à la domination mondiale de l'anglais. L'action du British Council, comme celle des entreprises américaines qui, ici ou là, font de la disparition du français au profit de l'anglais une des conditions d'accords commerciaux ou culturels avantageux, est là pour prouver que l'anglais ne s'impose pas par le seul effet naturel d'une suprématie économique, mais bien parce qu'il est secondé par une politique concertée, qui appelle donc une réponse.

L'anglais est favorisé, de surcroît, par les comportements comme ceux d'industriels et d'universitaires qui, dans des réunions en France, l'imposent lors même que rien ne le requiert. Cette attitude n'existe pas en Espagne ou au Portugal, pays qui, comme la France, se sont bâtis dans un récent passé des empires coloniaux, mais dont les élites n'ont pas puisé dans cet épisode un masochisme de coupables, qui conduit à se déprendre de la langue française.

Des sentiments tout à fait contraires à ceux-là habitaient les enseignants français quand, entre 1880 et 1930, ils portaient d'autant plus fièrement outre-mer l'étendard de la langue française qu'ils y voyaient une compensation à ce qui inspirait l'essentiel de l'entreprise coloniale: la loi du profit.

DIVERSITÉ CULTURELLE

A ces maîtres de naguère, l'histoire a donné raison : paradoxalement, la langue française, après avoir servi d'arme aux combattants indépendantistes des colonies, a été retenue par les mêmes comme l'apport le plus positif de l'occupation française, celui qui facilite leur insertion dans la modernité.

Un autre paradoxe en résulte : face à l'ironie d'une partie de l'opinion "éclairée", en France, à l'égard de l'Organisation internationale de la francophonie (OIF), on trouve, de Rabat à Bangui en passant par Tunis, Dakar, Abidjan, Lomé, etc., un nombre croissant d'intellectuels qui militent pour elle. Des hommes comme Léopold Sédar Senghor hier ou Abdou Diouf, secrétaire général de l'OIF, aujourd'hui, qui auraient pu partager le mépris d'une partie des élites françaises à l'égard du français langue coloniale, sont ceux-là mêmes qui leur réapprennent à être fières de leur langue !

Ils rejoignent ceux qui, en Suisse romande, en Belgique wallonne et au Québec, jugent légitime le combat pour le français. Après la francophonie coloniale, c'est donc une deuxième francophonie qui est en marche, avec le projet de servir non la France elle-même, mais la langue française et les idéaux qu'elle exprime. Un moyen existe pour qu'un jour l'opinion française tout entière soit galvanisée par cette cause. C'est d'enseigner, à partir de l'école primaire, non l'anglais, projet qui aboutira à immoler le français, mais l'étonnante et belle histoire de la francophonie, à travers ses deux étapes.

Face à la domination mondiale de l'anglais, on voit s'affirmer aussi l'hispanophonie, la lusophonie, l'arabophonie, la russophonie et, avec le projet de fondation d'instituts Confucius dans beaucoup de pays, la sinophonie.

Dans ce concert de voix puissantes, l'entreprise francophone possède trois avantages : l'avance historique, le refus d'une logique de marchés puisque pays développés et pays en développement y coexistent en un laboratoire de relations internationales unique au monde, et la diversité, puisque le nombre des langues qui se parlent à l'échelle de nations dans les pays membres de l'OIF est supérieur à celui des autres ensembles.

Ainsi l'ouverture au multilinguisme et à la diversité culturelle de l'univers est une caractéristique forte de l'entreprise francophone. La première francophonie appartient à l'histoire. La deuxième francophonie est, qu'on le veuille ou non, une des forces du monde d'aujourd'hui. Le moment est venu de s'en convaincre assez pour en faire un des ferments du monde de demain.

 

 
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu